Sécurité alimentaire : Dans les cordes de l’Algérie

 

 

Sécurité alimentaire : Dans les cordes de l’Algérie

 
En 2019, la couverture des besoins alimentaires par la production nationale a été  estimée à 73% pour une superficie agricole et utile  effectivement  exploitée de 8,6 millions d’hectares.

En revanche, l’Algérie importe environ  80% du blé tendre et 100 % de sucre, pour ne citer que ces aliments de large consommation. En matière de produits maraîchers, l’autosuffisance a été acquise à plus de 90 % puisque la production nationale de maraîchage a augmenté d’environ 6 fois plus durant ces vingt dernières années et pas seulement pour ce qui est de la pomme de terre (50,2 millions de quintaux en 2019) et de la tomate (14 millions qx ), alors que d’autres espèces maraîchères figurent sur la liste des produis agricoles importés à l’image de l’oignon et de l’ail.

Du reste, une récolte prévisionnelle estimée à plus de 16 millions de quintaux de tomate industrielle est attendue en fin de campagne agricole (2019/2020) à travers le territoire national, selon les déclarations des membres du conseil national interprofessionnel de la filière tomate industrielle. Ainsi, le secteur agricole en Algérie ʺpèseʺ plus de 3500 milliards de dinars, soit l’équivalent de 29,1 milliards de dollars environ et contribue à hauteur de 12 % au produit intérieur brut (PIB), ce qui place l’Algérie au premier rang des pays africains en matière de production agricole.

Par ailleurs, les importations d’autres groupes de produits ont connu des hausses en janvier 2020 et par rapport au même mois de 2019. Les achats de l’Algérie en fruits comestibles (fruits frais ou secs) se sont ainsi chiffrés à 36,10 millions usd, contre 16,85 millions de dollars, soit une hausse de 114,19%), détaille la DEPD. Les résidus et déchets des industries alimentaires, dont les tourteaux et autres résidus solides,ont été importés pour 43,59 millions usd, contre 36,91 millions usd, en hausse également de 18,10%.

Les importations des animaux vivants ont également progressé à 16,36 millions usd (+28,78%) durant la même période en comparaison avec celle de l’année d’avant. Les importations d’huile de soja et ses fractions (classés dans le groupe des produits bruts) ont totalisé 44,10 millions usd (-29,89%). Sur un autre registre, la sonnette d’alarme est tirée concernant le phénomène du gaspillage du pain.

Produit agricole stratégique, le pain qui est un élément essentiel dans les habitudes alimentaires  des citoyens algériens, fait l’objet  d’un gaspillage très important avec une moyenne de 3 millions de baguettes de pain par jour, sachant que ce produit est subventionné, les chiffres font ressortir que cet aliment de base pour les Algériens coûte à l’Etat 5 milliards DA par an.

Enfin, il faut savoir que le ministère de l’agriculture et du développement rural est en train de mettre les bouchées doubles dans le but d’atteindre dans le plus cours délai, l’objectif d’autosuffisance en matière de denrées alimentaires pivots telles que les céréales, le sucre, l’huile, le coton et le fourrage actuellement importés.

Dans ce cadre, des investissements visant la production de blé, de betteraves sucrières, de tournesol et de maïs, en plus d’autres expériences de production de coton et de canne à sucre ont été mis en œuvre.

 Rabah Kourougli

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