5 axes sont définis : les  jalons d’une politique industrielle performante

5 axes sont définis : les  jalons d’une politique industrielle performante

 Le ministère de l’Industrie a identifié cinq axes stratégiques pour une meilleure performance de l’économie nationale. Il est question, précise un communiqué du premier ministère, de la préservation de l’outil de la production, le développement de l’intégration locale, le ciblage des activités à soutenir dans le cadre de la relance de l’investissement l’inclusion de l’économie industrielle privée et l’amélioration de la gouvernance des entreprises économiques nationales.

 En effet, ces axes voient leur importance se multiplier notamment en ces moments de crise sanitaire qui. nécessite des efforts et engagements supplémentaires. Très affecté par le Covid-19, le tissu industriel doit faire preuve d’innovation pour assurer une bonne reprise.

Notons que la première décision du dernier remaniement du gouvernement, avec la désignation d’un nouveau ministre de l’Industrie, le président de la République Abdelmadjid Tebboube ordonne au nouveau ministre d’adopter une nouvelle orientation dans la politique industrielle,.

Dans ce registre, le Président Tebboune a insisté sur la prise des mesures pratiques pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir, en sus d’une nouvelle politique d’industrialisation orientée vers les industries petites, moyennes et émergentes, soulignant l’importance d’accorder la priorité aux produits garantissant un taux d’intégration élevé.

Une chose est sûre : le gouvernement ne lésine pas sur les efforts pour adopter une politique industrielle compétitive et performante. En effet, l’Algérie est en train de faire une refonte générale de son système financier et de son système fiscal. Des évolutions que les investisseurs suivent de près. Le pays est plus que jamais conscient de sa dépendance aux hydrocarbures, explique Reda Tir.

« Finie la rente des hydrocarbures pour nous. Maintenant il y a une vraie politique de diversification économique, à travers la suppression de la règle des 51/49 qui concernait l’actionnariat étranger en Algérie. Maintenant il y a des créneaux qui sont ouverts totalement aux étrangers, tels que l’agriculture, le tourisme et d’autres secteurs. En dehors des trois secteurs stratégiques que sont les mines et l’énergie, l’industrie pharmaceutique, et le transport sur quelques segments, le tout est ouvert pour n’importe quel investisseur étranger, pour pouvoir créer de la valeur en Algérie» avait-il précisé.

Par ailleurs, M. le ministre de l’Industrie a mis l’accent dans sa communication sur d’autres mesures urgentes, dont la mise en œuvre devra booster l’économie nationale notamment, la nécessité de libérer l’acte d’investir, la dématérialisation des procédures administratives, engager une profonde réforme fiscale visant à simplifier l’environnement fiscal de l’entreprise, poursuivre le dialogue public-privé, redéfinir le rôle de la Banque en tant qu’accompagnateur et conseiller de l’entreprise, la dépénalisation de l’acte de gestion.

En ce qui concerne la question du foncier industriel, le Premier ministre, ministre des Finances a instruit le ministre de l’Industrie à l’effet de faire procéder à un recensement exhaustif des occupations des zones industrielles et des zones d’activités pour procéder à l’assainissement des situations qui n’ont pas été concrétisées par la réalisation de projets pour lesquels ils ont fait l’objet d’affectation.

Dans cette optique, le Chef de l’Etat a pris la décision de récupération des terrains industriels inexploités  Les chefs d’organisations patronales et des économistes ont été unanimes à souligner la portée et la nécessité de cette opération qui aura, selon eux, un impact positif sur l’économie nationale étant donné que de nombreux opérateurs ayant des projets porteurs sont bloqués à cause du manque de terrains.

Yacine Bouali