Abdelkader Bengrina tire à boulets rouges sur Karim Tabbou

Abdelkader Bengrina tire à boulets rouges sur Karim Tabbou

Évitant de le nommer directement, le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a critiqué avec véhémence Karim Tabbou lors d’une conférence de presse sur les résultats des élections législatives organisées ce jeudi.

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2019 n’a pas été tendre avec l’ancien député. « Je lui dis : reviens au cimetière », a-t-il lâché d’emblée en allusion au jour où Tabbou s’est maladroitement emporté contre Bouzid Lazhari, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

C’était d’ailleurs le début d’une anaphore truffée d’accusations incendiaires. « Celui qui remet en cause l’institution de l’Armée populaire nationale est un traître, un ignare ou un agent à la solde de l’étranger (ndlr). Celui qui remet en cause les institutions sécuritaires algériennes est un traître, un agent ou un ignare. Celui qui remet en cause l’institution de la présidence de la République est un traître, un agent ou un ignare »,  a-t-il asséné.

L’ancien ministre du Tourisme a invité les journalistes, présents à sa conférence, à déterrer les anciennes déclarations de Karim Tabbou. « Vous constaterez par vous-mêmes si ce que je viens de dire s’applique sur lui ou pas », a-t-il soufflé.

Abdelkader Bengrina ne s’est pas arrêté là. Il a accusé Karim Tabbou, encore une fois sans le nommer, de prendre en otage « deux wilayas » qui lui sont chères. « Nous les aimons et nous les respectons », a-t-il avancé. Et de tacler à nouveau, « L’élite misérable; à laquelle appartient ce sieur et d’autres, veut kidnapper une wilaya ou deux pour les éloigner de la cohésion nationale ».

Le président du mouvement El-Bina a conclu sur un défi qu’il a lancé à Karim Tabbou. « Si un jour il découvre, lui où les membres de l’élite misérable à laquelle il appartient, autre chose que l’appel à la consolidation du front intérieur et du tissu sociétal (algérien) dans le discours du mouvement El-Bina, nous mettons nos joues par terre », a-t-il pointé.

Skander Boutaiba V