Abdelmadjid Tebboune : « Je sais qu’il y a un engouement pour ces législatives, notamment chez les jeunes »

Abdelmadjid Tebboune : « Je sais qu’il y a un engouement pour ces législatives, notamment chez les jeunes »

Un autre point fort, d’actualité, a été abordé par le président Abdelmadjid Tebboune, lors de l’entretien qu’il a accordé au journal français ‘Le point’, c’est celui des législatives qui tiennent en haleine l’opinion publique, aussi bien nationale qu’internationale. Contrairement à ce qu’annoncent divers médias internationaux et à ce qu’ont affirmé les deux interviewers concernant le prétendu boycott des législatives par ‘une bonne partie de l’opposition’, le président de la république a rétorqué que : « on ne voit pas les choses de la même manière, ce que j’observe à travers tout le pays ne dit pas que les algériens, dans leur majorité, sont opposés aux élections législatives », a-t-il dit. Il s’est étonné d’entendre qu’une bonne partie soit opposée aux législatives, alors que : « il s’agit d’une minorité qui se présente comme une majorité grâce à une médiatisation à outrance, notamment outre-mer », a-t-il noté. Il rappelle aussi que certains ambassadeurs ne voient que cette minorité et ne vivent qu’avec elle : « ignorant la grande majorité et induisant en erreur les pays auxquels ils appartiennent », précise-t-il.

Le président de la république affirme qu’au contraire, il a remarqué un engouement pour ces législatives, surtout de la part des jeunes qui, il n’y a pas longtemps, « ils ne s’inscrivaient même pas sur les listes électorales ». « Il n’y a pas d’autre issue, et ceux qui veulent entrainer le pays vers l’aventure sont en train de perdre leur temps », a-t-il aussi indiqué.

Il rappelle aussi que, lorsqu’il était malade et que les rumeurs enflaient, le donnant même pour décédé : « la plupart des algériens étaient angoissés, même ceux qui n’avaient pas voté pour moi ou qui ne m’apprécient pas, parce qu’ils veulent que le pays reste sur la voie de la légalité », a-t-ilaffirmé.

Enfin, pour ce qui est de la prochaine assemblée qui risquerait de se retrouver avec une majorité ‘islamiste’, selon les journalistes, le président de la république a rétorqué que l’islamisme, en tant qu’idéologie qui a tenté de s’imposer comme au début des 1990 ‘n’existera plus jamais en Algérie’. « L’islam politique ne me gêne pas, parce qu’il n’est pas au-dessus des lois de la république qui s’appliqueront à la lettre pour tous », a-t-il terminé.

Tahar Mansour