Adoption du projet de loi de finances pour 2022 : A l’unanimité des voix des sénateurs 

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Adoption du projet de loi de finances pour 2022 : A l’unanimité des voix des sénateurs 

 A la lecture du rapport complémentaire sur le projet de loi de finances 2022, le rapporteur de la commission économique et du budget du Conseil de la Nation a récapitulé, les principales préoccupations  exprimées par ses pairs à l’étape du débat général.

Il a évoqué la spéculation sur les prix à la consommation des produits de première nécessité, impactant durement le pouvoir d’achat des citoyens. Il a parlé aussi de la multiplication des entraves bureaucratiques posées aux investisseurs ; la promotion de la finance islamique, la cession des biens de l’Etat à leurs occupants ; la levée progressive des subventions de l’Etat ; la non viabilisation des nouvelles zones industrielles malgré la budgétisation de l’opération…

Le sénateur a exposé, à nouveau, la nécessité de lever le gel sur les grands projets d’utilité publique ; d’instituer des mesures incitatives pour capter les fonds étrangers ; de miser sur la diplomatie économique.

Au chapitre des recommandations, les membres de la commission parlementaire ont requis du gouvernement de mettre en place de nouveaux mécanismes permettant au PMI-PME de s’affranchir de leur dépendance aux subventions de l’Etat.

Ces aides devront profiter à ceux qui en ont réellement besoin, dans l’optique de l’équité dans le partage des richesses entre citoyens. « Les plus nantis sont ceux qui bénéficient actuellement des aides de l’Etat.

Ce n’est pas juste » a soutenu le sénateur. Le développement du tourisme est un préconisé au même titre que la primauté de la finance islamique. Il est demandé aussi à l’Exécutif d’adapter le régime fiscal aux spécificités de l’économie nationale.

Le projet de loi de finances 2022 a été soumis ensuite au vote des membres de la Chambre haute. Il a recueillis la majorité absolue des voix des 109 parlementaires présents dans l’hémicycle. Le processus de l’adoption du projet par le Parlement a été ainsi parachevé.

Le Premier ministre ministre des Finances, Aimene Benabderrahmane, a pris la parole pour préciser que la loi de finances a été élaborée de telle manière à compléter un arsenal législatif codifiant la politique économique et sociale de l’Etat.

 « Nous avons mis les bases d’une stratégie qui donne la primeur aux programmes prioritaires » a-t-il soutenu. Parmi ces priorités, la maitrise escomptée des volumes et valeurs des importations ; le recours aux exportations hors hydrocarbures, la diversification des ressources financières afin d’équilibrer le budget de l’Etat sans être dépendant du cours oscillant du baril du brent.

Le premier ministre a certifié que les pouvoirs publics ne renonceront pas au soutien financier qu’ils apportent aux ménages aux faibles revenus. « En adoptant la loi de finances 2022, vous avez consacré le principe de la justice sociale, la justice fiscale et la pérennité de la sécurité financière de l’Etat » a-t-il relevé.

Avant de lever la séance plénière, le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, a gratifié les efforts consentis par le gouvernement, sous la tutelle du chef de l’Etat, pour mettre l’économie nationale dans une courbe ascendante.

Il a assuré que l’Algérie est sur la bonne voie. « Ce n’est pas facile, car beaucoup ne veulent pas que le pays réussisse sa réédification, de la même manière que les opposants à l’indépendance » a-t-il déclaré sous les applaudissements de l’assistance.

Soulef B.

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