Algérie-Turquie : bientôt des rencontres pour identifier les axes de coopération en Énergies renouvelables

Algérie-Turquie : bientôt des rencontres pour identifier les axes de coopération en Énergies renouvelables

Le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Chems-Eddine Chitour, et l’ambassadrice de la République de Turquie en Algérie, Mahinur Ozdemir Goktas, ont évoqué les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Le Pr. Chitour, précise un communiqué de son département, a passé en revue les grandes lignes de la stratégie de son secteur. Il souligne que l’objectif de l’Algérie est de s’affranchir de sa dépendance des hydrocarbures, à travers la mise en place d’un nouveau modèle énergétique à l’horizon 222030, «axé notamment sur la sobriété et l’efficacité énergétiques et le déploiement massif des énergies renouvelables».

Notons à ce sujet qu’un  avis d’appel d’offres sera lancé dans les prochains jours pour la réalisation de centrales solaires d’une capacité de production de 1000 mw.

Sur les ondes de la radio chaîne III, le ministre a confirmé l’abandon du projet des 4000 Mw, estimant qu’il relève «de l’histoire ancienne ». Et précise que son département se contentera de lancer, à la place, un projet de 1000 Mw.

« Nous avons finalisé les études technique, repéré les 9 wilayas qui accueilleront ce projet et un appel d’offres sera lancé dans les prochains jours », a précisé le ministre.

Quant au financement du projet, le Pr. Chitour a relevé que le financement de ce projet est toujours en « négociation » entre son département et le ministère des finances.

Outre l’intensification des échanges entre les experts des deux pays, notamment dans le domaine de la géothermie, le communiqué, souligne que la Turquie est classée parmi les quatre premiers pays dans le monde en termes de capacité installée, et de la production d’énergies renouvelables pour l’autoconsommation.

Le Pr. Chitour  s’est montré favorable pour l’établissement des partenariats garants d’une forte impulsion à la coopération entre les deux parties, notamment, par l’appui à la formation et recherche appliquée à travers l’Institut de la Transition énergétique et des énergies renouvelables (ITEER).

Pour sa part, l’ambassadrice turque a fait part de «la disponibilité de la Turquie à développer avec l’Algérie une coopération et un partenariat dans les différentes filières et disciplines du renouvelable y compris dans la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation à l’efficacité énergétique et au développement durable, en général».

Par ailleurs, il convient de préciser que les deux parties ont convenu d’organiser des rencontres, dans les meilleurs délais, entre les experts des différents domaines discutés. L’objectif est d’identifier de façon détaillée les axes de coopération et les modalités pratiques de leur mise en œuvre.

Yacine Bouali