ALGEST 2021 : passer de pays importateur à pays exportateur de produits industriels

ALGEST 1

  ALGEST 2021 : passer de pays importateur à pays exportateur de produits industriels

C’est aujourd’hui lundi 22 novembre 2021 que la 6ème édition du salon de la sous-traitance –Algest 2021- a été inaugurée par les ministres de l’Industrie, de la pêche et des produits halieutiques et le ministre délégué auprès du premier ministre chargé des microentreprises, au niveau de la SAFEX à Alger.

Pour cette année, ce sont plus de 80 entreprises qui participeront au salon qui se déroulera durant quatre jours, du 22 au 25 novembre, avec plusieurs thèmes qui seront traités au cours des journées et animées par des spécialistes de la question. De grands groupes publics sont présents, à l’instar de la Sonelgaz, de Sonatrach, d’Imetal, d’entreprises dépendant du ministère de la défense nationale ainsi qu’un grand nombre d’entreprises privées.

L’importance de ce salon se manifeste par le grand nombre d’entreprises versées dans la sous-traitance industrielle englobant divers secteurs comme l’industrie mécanique, métallique, métallurgique, électronique. Il y a aussi des entreprises activant dans le secteur de la transformation du caoutchouc, du plastique, de produits composites ainsi que des composants pour l’industrie automobile, l’électricité, les énergies fossiles, l’habillement.

D’autres entreprises se sont spécialisées dans l’industrie de pointe et sont un palliatif très sérieux à l’importation, ce qui a fait dire au ministre délégué auprès du premier ministre chargé de la microentreprise, Nassim Diafat, que : « notre objectif est de faire de l’Algérie un pays exportateurs de produits industriels alors qu’il est actuellement importateur, et ce, grâce à toutes ces entreprises sous-traitantes qui font montre d’une grande compétence dans la maitrise des technologies de pointe », a-t-il affirmé.

Diafat a tenu à remercier le président de la république pour l’intérêt qu’il porte à la sous-traitance industrielle et son soutien indéfectible à ce secteur, ce qui a fait l’objet de décisions importantes prises par le gouvernement et qui ont trait à la facilitation en matière de fiscalité pour soutenir les entreprises sous-traitantes et élargir son champ d’intervention, ce qui se traduira par l’amélioration de la production nationale et la réduction de la facture d’importation d’une large gamme de produits industriels.

Le même haut responsable a mis en exergue la création des bourses de la sous-traitance afin d’arriver à une complémentarité entre les entreprises donneuses d’ordre et les sous-traitants dans le but d’arriver à un renforcement du tissu industriel en Algérie.

Dans son allocution, le ministre délégué auprès du premier ministre chargé de la microentreprise a rappelé que le secteur industriel contribue à plus de 4,7 % du PIB. Ainsi, nous apprenons que pas moins de 1410 entreprises sous-traitantes sont en activité en Algérie dans plusieurs secteurs comme la mécanique, la fabrication et l’entretien des navires, les industries de transformation, électroniques, le plastique, la transformation chimique et d’autres encore.

« Au regard de l’importance du rôle de ces entreprises sous-traitantes dans la création de richesses et d’une valeur ajoutée en relevant le taux d’intégration nationale, les autorités publiques du pays ne lésineront sur aucun effort pour leur assurer un soutien efficace et les faire bénéficier de toute l’attention nécessaire », a ajouté le même responsable.

Signatures de conventions

Au cours de la première journée, plusieurs conventions-cadres ont été signées entre le représentants de la coordination nationales des bourses de la sous-traitance et des groupes industriels publics, à l’instar de la Sonelgaz, de Sonatrach, d’Imetal, de Getex, etc…
Ces conventions assureront aux entreprises sous-traitantes une commande par les donneurs d’ordre publics qui leur donneront la priorité pour tous les travaux de sous-traitance qu’elles sont capables d’exécuter, ce qui contribuera à améliorer le taux d’intégration nationale tout en permettant de réduire la facture d’importance dans divers secteurs industriels.

Tahar Mansour

La patrie news (@lapatrienews) / Twitter