Alors que le taux de participation n’était que était de 36% à 17 heures : Les Marocains boycottent l’urne

Alors que le taux de participation n’était que était de 36% à 17 heures : Les Marocains boycottent l’urne

Les Marocains ne se bousculaient pas ce 08 septembre devant les bureaux de vote. Préoccupés par autres « misères » que  « les élections », ils ont boycotté l’urne.

En effet, le taux de participation aux élections législatives, communales et régionales qui se tiennent ce mercredi au Maroc,  était de 36% à 17 heures, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur parvenu à Infomédiaire Maroc.

Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 8 heures (heure locale), et restés accessibles jusqu’à 19 heures pour permettre aux électeurs de désigner 31 000 élus locaux et 395 membres de la chambre des représentants.

Pourtant,  ce scrutin revêt, selon les experts, «  un enjeux » particulier puisque la nouvelle chambre des représentants, aura la lourde tâche de concrétiser « le nouveau modèle de développement marocain voulu par le roi Mohamed VI ».

Les sujets de santé, d’éducation et de transports, sont effectivement apparus durant l’étude, comme principales sources de préoccupation des citoyens marocains.

Pour autant, malgré le nombre élevé de listes déposées, seules 4 d’entre elles ont proposé des candidats dans toutes les circonscriptions du Royaume, sans compter bien entendus les circonscriptions électorales dans els territoires occupés du Sahara Occidental.

« Il s’agit du PJD (Parti Justice et Développement), déjà au pouvoir pendant les deux derniers mandats, du RNI (Rassemblement Nationale des Indépendants), de l’Istiqlal et du PAM (Parti Authenticité et Modernité) », rappellent des médias soulignant que l’actuelle majorité, au pouvoir depuis dix ans et à laquelle appartient le Premier ministre Saad Dine El Otmani, « espère remporter la partie pour pouvoir mener à bien les réformes annoncées par le souverain Mohamed VI ».

« Dans un contexte politique perturbé par la pandémie de Covid-19, le PAM, principal concurrent de la majorité actuelle, et mené par Abdellatif Ouahbi, est talonné de près par l’Istiqlal, de Nizar Baraka », précise-t-on de même source.

« La fin de la courte campagne électorale, marquée par l’absence de grands meetings politiques pour cause de Covid-19, avait déjà été empoisonnée par des accusations d’achat de voix », souligne de son côté l’AFP.

« On attend que les nouveaux élus travaillent en priorité sur les dossiers de l’éducation et la santé », a expliqué à l’agence française,  un fonctionnaire, après avoir voté à Tanger.

 

Dj. Am