Alors qu’elles sont soutenues par l’Etat : Le jeu trouble des minoteries

Alors qu’elles sont soutenues par l’Etat : Le jeu trouble des minoteries

Spéculation : en Algérie, c’est un des phénomènes contre lequel les pouvoirs publics mènent une lutte implacable au point où son auteur pris en flagrant délit, risque une peine qui peut atteindre 30 ans de prison et aller jusqu’à la perpétuité, voire la peine capitale.

Aucun secteur n’est épargné en tout cas. Ce samedi, le président Tebboune a fait état lors de son entrevue avec des médias nationaux, de quelques  160 minoteries soutenues par l’Etat qui « au lieu de moudre le blé au profit du citoyen le vendent directement aux éleveurs de bétail », au moment où la semoule était quasiment introuvable, à travers pratiquement tout le territoire national.

« Nous avons découvert près de 160 minoteries qui ne transforment pas le blé qu’elles prennent mais le vendent directement aux éleveurs», a en effet déclaré le chef de  l’Etat.

Le président Tebboune, a cité pour exemple le cas d’une wilaya «approvisionnée à hauteur de 40 quintaux par mois pour chaque citoyen», au moment où «la consommation du citoyen ne dépasse pas dans le meilleur des cas 40 kg » rappelant au passage la décision prise récemment relative à l’interdiction de l’exportation des produits alimentaires.

L’Etat, faudrait-il le souligner, consacrait des fonds importants aux subventions sur les céréales, à travers le financement direct des agriculteurs ou par le biais des coopératives auprès desquelles ils peuvent se procurer des semences et des engrais à des prix subventionnés. Ils peuvent aussi bénéficier d’aides sous forme de machines agricoles nécessaires aux opérations de récolte et de moisson-battage.

Le président de la République qui avait précédemment décidé de la révision relative aux nouveaux prix d’achat des céréales auprès des agriculteurs (blé dur, blé tendre, orge et avoine) qui tiennent compte des cours appliqués sur les marchés internationaux, ce qui permet aux agriculteurs de couvrir leurs coûts de production et de réaliser une marge bénéficiaire, affirmait début février dernier, que l’ « Etat se chargera de couvrir la différence des prix des produits destinés aux citoyens par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), et ce, compte tenu de l’augmentation des prix à l’international ».

Le président Tebboune a par ailleurs assuré que l’Algérie dispose de 8 mois de réserve de blé, auxquels s’ajouteront les récoltes de cette saison, faisant remarquer que la  production céréalière  était de 40% pour la saison des récoltes 2020-2021.

M.M.H

 

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