APOCE : Appel à des mesures strictes pour contrôler les prix des pommes
Le président de l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur (APOCE), Mustapha Zebdi, a appelé à l’adoption de mesures disciplinaires strictes pour réguler le marché des fruits, en raison d’une hausse sans précédent des prix, malgré les interventions antérieures visant à freiner la spéculation.
Dans un message publié mardi sur sa page Facebook officielle, Zebdi a rappelé que l’intervention temporaire des organismes de régulation en octobre dernier, qui avait permis la vente des pommes à un prix raisonnable de 300 DA/kg, ne constituait pas une solution durable. Il a souligné que les prix ont atteint des niveaux record, aggravant la situation.
Il a précisé que l’État a mis en place des mesures d’incitation et de protection pour soutenir le secteur agricole et atteindre l’autosuffisance, mais que certains opérateurs économiques en ont abusé, provoquant ainsi un désordre du marché.
Selon Mustapha Zebdi, la régulation ne doit pas reposer uniquement sur l’intervention des agences de régulation ou sur la réaction des consommateurs, mais exige que les producteurs, commerçants et propriétaires d’entrepôts assument leur responsabilité en réduisant et stabilisant les prix. Il a insisté sur la nécessité pour l’État de mettre en place de nouveaux mécanismes plus stricts afin de lutter contre les pratiques monopolistiques.
Le président de l’APOCE a également suggéré d’inonder le marché de fruits importés en suspendant temporairement les droits de douane, ce qui forcerait les stockeurs et commerçants à baisser leurs prix par crainte d’une dépréciation de leurs stocks. Cette mesure, selon lui, constituerait une leçon sévère pour les spéculateurs et garantit une stabilité des prix à long terme.
Enfin, Mustapha Zebdi a souligné que l’État doit trouver un équilibre entre le soutien aux agriculteurs et la protection des consommateurs, à travers des politiques réglementaires efficaces, visant à faire de la stabilité des prix une priorité, sans pour autant compromettre les intérêts des véritables producteurs.
Farid Haddouche