Assassinat de la journaliste  Shireen Abou Aqleh : « La volonté de la tuer est très nette », affirme l’ancien président de la FIJ

Assassinat de la journaliste  Shireen Abou Aqleh : « La volonté de la tuer est très nette », affirme l’ancien président de la FIJ

La journaliste Shireen Abu Akleh, de la chaîne arabe Al-Jezira, a été tuée mercredi matin, alors qu’elle couvrait des opérations menées par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine. Plusieurs témoins parlent d’un tir israélien, ce que Tsahal réfute.

Pour Philippe Leruth, ancien président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ),  par contre les choses sont claires, évoquant une volonté délibérée de l’armée sioniste de la tuer.

C’est aussi « une volonté délibérée de dissuader les journalistes de faire leur travail ».

« Non seulement il y a là une volonté délibérée de museler les journalistes, mais Shireen Abou Aqleh a été clairement identifiée comme journaliste lors du tir puisqu’elle portait le gilet pour être protégée en tant que telle », a en effet déploré l’ancien président de la FIJ, ce jeudi, dans un entretien à la chaîne III de la Radio nationale.

« Il n’y a pas de doute, Shireen Abou Aqleh a été ciblée par le sniper (…) victime d’un tir volontaire, évidemment pour l’empêcher de décrire ce qui se passait sur le terrain », a-t-il ajouté réfutant les déclarations du porte-parole de la Radio militaire de l’occupant israélien, selon qui, « Abou Aqleh était en train de filmer et travaillait au milieu de Palestiniens armés » ajoutant qu’ils « sont armés de caméras ».

« On parle de la caméra comme on parle d’une arme (…) A mon avis, c’est déjà un aveu significatif. On considère que les journalistes qui font leur métier sont des ennemis », fustige encore Philippe Leruth.

Rappelant que la Convention élaborée par la FIJ ambitionnait justement de « faire reconnaître le rôle particulier des journalistes qui sont des civiles mais qui sont surtout des témoins et dont les témoignages peuvent être très gênants pour certains », Philippe Leruth a fait remarquer que pour « les journalistes qui travaillent dans des zones de conflits et prennent des risques évidents,  il arrive qu’ils soient victimes d’une bombe qui tombe lors d’un bombardement, d’une mine qui explose sous un véhicule qui circule, mais lorsqu’il est victime d’un tir ciblé, ce n’est pas du tout la même chose et l’intention de tuer est très nette », dit-il précisant que « la volonté de museler les médias est tout aussi évidente ».

Y.Y

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