Attaques contre un aéroport saoudien : les rebelles yéménites accusés

Attaques contre un aéroport saoudien : les rebelles yéménites accusés

Deux attaques aux drones ont été menées mardi 31 août contre un aéroport international du sud de l’Arabie saoudite, faisant huit blessés, ont indiqué des médias officiels saoudiens en accusant les rebelles Houthis au Yémen voisin. À la tête d’une coalition militaire depuis 2015, l’Arabie saoudite intervient au Yémen au côté des forces gouvernementales face aux rebelles. Elle est régulièrement la cible de tirs de missiles ou de drones lancés par les Houthis, soutenus par l’Iran, rival du royaume saoudien. Une première attaque au «drone piégé» contre l’aéroport d’Abha a été menée dans la matinée, sans faire de blessés, selon le commandement saoudien de la coalition militaire, cité par la télévision d’État Al-Ekhbariya. Le drone a été intercepté et des débris sont tombés non loin de la piste provoquant la suspension temporaire des vols «afin de garantir la sécurité des avions et celle des civils», a-t-on ajouté. Quelques heures plus tard, un nouveau «drone piégé» a été lancé contre l’aéroport mais il «a été intercepté et abattu», a précisé la même source, en faisant état de huit blessés par les débris -un Saoudien, un Népalais, trois Indiens et trois Bangladais. «Un avion civil a été endommagé», a poursuivi la coalition en dénonçant un «crime de guerre». En riposte, la coalition a affirmé avoir ciblé le site depuis lequel les drones ont été lancés selon elle, à Sanaa, la capitale du Yémen, sous contrôle rebelle. Les rebelles n’ont pour l’heure pas réagi aux accusations saoudiennes. La guerre au Yémen oppose depuis sept ans les forces du gouvernement aux Houthis qui contrôlent la majorité du nord du pays. En mars, un drone lancé par les Houthis a ciblé un important port pétrolier en Arabie saoudite et un missile balistique a visé des installations du géant pétrolier saoudien Aramco. La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, selon des ONG internationales. C’est, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.

R.I.