Bachar el-Assad : «Des millions de Syriens veulent rentrer chez eux»

Bachar el-Assad : «Des millions de Syriens veulent rentrer chez eux»

Les délégations de 27 pays participent les 11 et 12 novembre à une conférence à Damas sur le retour des réfugiés syriens.

Selon le président Bachar el-Assad, des millions de ses compatriotes voudraient rentrer chez eux mais font face à des obstacles.

Le 11 novembre s’ouvrait à Damas une conférence de deux jours sur le thème des réfugiés syriens, à laquelle participaient des délégations de 27 pays, dont la Russie, la Chine, l’Iran, les Emirats arabes unis, le Pakistan, mais aussi le Liban et l’Irak – qui accueillent  le plus grand nombre de réfugiés syriens – ainsi que des représentants des Nations unies et de 12 ONG, selon l’agence Tass.

«Des millions de Syriens veulent rentrer chez eux», a déclaré le président syrien Bachar al-Assad pour l’ouverture de ce forum, dans un discours par visioconférence.

D’après l’agence Reuters, le chef d’Etat a également évoqué la «pression et l’intimidation» que subiraient les réfugiés syriens dans leurs pays d’accueil afin qu’ils ne rentrent pas dans leur patrie. Cette conférence à Damas a pour ambition de développer un programme pour faciliter le retour des Syriens ayant fui la guerre, déclenchée il y a près d’une décennie.

Après une série de victoires militaires ces dernières années, l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70% du pays.

Lors d’un échange avec son homologue syrien le 9 novembre, le président russe Vladimir Poutine avait affirmé que «le foyer du terrorisme international en Syrie [avait] été pratiquement éliminé» et que le niveau des violences avait nettement baissé.

Au-delà de la stabilisation sécuritaire, la Syrie doit surmonter d’importantes difficultés économiques et redévelopper ses infrastructures publiques, afin d’encourager ses citoyens exilés à revenir.

Or, comme le souligne un conseiller du gouvernement syrien interrogé par RT France, les sanctions prises par les Occidentaux contre Damas ces dernières années constituent un obstacle au développement économique du pays – et, donc, au retour des réfugiés.

Les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis n’ont pas souhaité participer à cette conférence sur les réfugiés syriens.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, rapporte Tass, a épinglé le refus d’un «cercle connu de pays mené par les Etats-Unis» de participer au forum, accusant même ces pays d’avoir tenté de compromettre la tenue de cette conférence.

Cette attitude des Occidentaux est une «nouvelle preuve de leur deux poids deux mesures concernant la Syrie, qu’ils tentent de rendre otage d’intérêts géopolitiques « mercenaires »», a accusé le ministre russe des Affaires étrangères.

La Russie, alliée de Damas, cherche depuis des années à obtenir le soutien de la communauté internationale pour reconstruire la Syrie et permettre le retour des réfugiés.

Or, rappelle l’AFP, «les pays occidentaux conditionnent la reconstruction de la Syrie à un règlement politique du conflit dans le pays».

Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, plus de la moitié de la population a fui les combats, d’après l’AFP, estimant à 5,5 millions le nombre de personnes étant parties à l’étranger.

R.I.