Barrage de la Renaissance : La médiation algérienne se précise

Barrage de la Renaissance : La médiation algérienne se précise

Poursuivant sa tournée africaine, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, en sa qualité d’envoyé spécial du président de la République, est arrivé ce samedi soir, au  Caire.

Au menu, de sa visite, une rencontre avec son homologue  égyptien Sameh Chokri ainsi que le SG de la Ligue Arabe, Ahmed Aboul Gheit. Ramtane Lamamra sera également reçu par les plus hautes autorités du pays.

Le chef de la diplomatie algérienne  s’était rendu auparavant en République d’Ethiopie, puis le Soudan ce samedi matin même.

La diplomatie algérienne, de par son engagement constant en faveur du règlement pacifique des crises et conflits et de son rôle constructif dans la promotion des relations de fraternité et de coopération, signe ainsi son retour sur  la scène  africaine notamment avec une médiation, dans l’un des plus épineux contentieux du Continent : le grand barrage de la Renaissance, Gerd, que construit l’Éthiopie et qui empoisonne les relations entre Addis-Abeba, Le Caire et Khartoum.

L’Égypte et le Soudan ont pour rappelle, rejeté l’initiative de l’Éthiopie d’entamer sans accord préalable la seconde phase de remplissage de son barrage controversé sur le Nil.

Le 8 juillet en cours,  le Conseil de sécurité de l’ONU a conclu qu’il était nécessaire de négocier intensivement l’affaire du barrage de la Renaissance, sous l’égide de l’Union africaine, afin de signer un accord juridique contraignant qui réponde aux besoins des trois pays.

« Cela confirme donc que l’Algérie entend, en concertation avec l’ONU mais également avec l’Union africaine (UA), jouer un rôle de médiation pour essayer de trouver un terrain d’entente entre Khartoum, Addis Abeba et Le Caire », estiment des spécialistes.

M.M.H