Base centrale logistique de Blida : des marchés avec des entreprises nationales pour réduire la facture d’importation

Base centrale logistique de Blida : des marchés avec des entreprises nationales pour réduire la facture d’importation

L’intégration du secteur de l’industrie militaire dans le tissu industriel national a débuté en 2012 à travers des partenariats entre les entreprises militaires économiques et des entreprises nationales.

Au jour d’aujourd’hui, tous les spécialistes sont unanimes à réaffirmer le rôle central de ces industries dans le développement et la consolidation de l’économie nationale, particulièrement en cette conjoncture, marquée par le recul des recettes des hydrocarbures.

Comme beaucoup d’autres établissements relevant de la  Direction des fabrications militaires, la Base centrale logistique «Chahid Mohammed Saoudi» dit «Si Mustapha» de Beni Mered (Blida) « œuvre à orienter ses prestations en matière de confection de pièces mécaniques et de rechange, au profit des entreprises nationales, en vue de contribuer à la réduction de la facture d’importation », selon son directeur général.

Dans une déclaration à l’APS, en marge d’une visite guidée au profit des représentants de la presse nationale, au niveau de cet important établissement industriel militaire, le colonel Redaoui Touhami a en effet, indiqué que cette base, qui compte de nombreux ateliers pour la production de pièces mécaniques et de rechange pour les engins militaires, fabrique, également, différentes pièces pour les entreprises nationales du secteur public ou privé.

Il a fait part, à cet effet, de la signature de nombreux marchés entre son établissement et ces entreprises, dont Sonatrach, Sonelgaz, et le complexe sidérurgique d’El Hadjar, notamment, et dont l’objectif est de «réduire la facture d’importation et de rationaliser les dépenses, et partant insuffler une dynamique à l’économie nationale», a-t-il souligné.

Le colonel Redaoui a cité parmi les pièces fabriquées par la base de Beni Mered, à la demande de ces entreprises, «des pièces pour le raccordement des pipelines aux gazoducs, de grands engrenages et des pièces de rechange pour les véhicules et les camions, importées, dans le passé, en devises et pour des sommes colossales».

«Ces dépenses ont pu être évitées, depuis que la base produit ces pièces au profit de ces entreprises à des prix réduits, en monnaie nationale et en qualité supérieure», s’est-il félicité.

Il a assuré, en outre, l’ouverture de la Base centrale logistique de Beni Mered à toutes les sociétés nationales, car, elle a la prérogative «de signer des marchés, dans un cadre légal, avec différentes sociétés, ceci d’autant plus, qu’il s’agit d’un établissement jouissant d’une autonomie financière et doté d’un conseil d’administration, dirigé par un directeur général».

Une base vraiment….logistique

Cette visite guidée au profit des représentants de la presse nationale a permis de s’informer sur les différents ateliers de la base, dont celui de rénovation et de réparation des machines à chenilles, la rénovation des armes, de l’optique, de construction métallique et l’atelier de réhabilitation et des applications techniques.

Ces ateliers sont gérés par les meilleures technologies en vigueur dans le domaine, avec un encadrement assuré par des compétences nationales de haut niveau.

«Cette visite s’inscrit dans le cadre du plan de communication de l’Armée nationale populaire (ANP) visant à faire connaitre les différentes unités de l’armée, au titre de la consolidation du lien Armée-Nation», a indiqué le colonel Redaoui dans son allocution d’ouverture.

La réalisation de la base de logistique de Beni Merad a été lancée en 1975. Elle passa sous la tutelle du ministère de la Défense nationale en 1982, avant de devenir un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), en 2009.

M.M.H