Bengrina dit être « un homme d’État », critique des membres du gouvernement

Bengrina dit être « un homme d’État », critique des membres du gouvernement

Abdelkader Bengrina, président du mouvement El-Bina, aime se flatter. Ce mercredi, il a affirmé être « un d’État par excellence » prenant pour témoin l’Histoire. « Elle prouvera », d’après lui.

Invité au forum du quotidien Elhiwar, Abdelkader Bengrina a commenté à sa façon l’actualité politique. Comme pour sa personne, il était élogieux à l’égard de son parti qui a « refusé de s’engager dans la démolition de la restauration de la république malgré les tentations ».

Critique envers certains membres du gouvernement sans les nommer, le candidat malheureux à la présidentielle de 2019 a réutilisé le très polémique terme de « dechra (localité) ». Il s’en est expliqué.

« Le terme a été sorti de son contexte. Je sais par où commencer et terminer ma mission en tant que citoyen et homme d’État », a-t-il ajouté.

Selon lui, un ministre a nommé quinze personnes de son patelin à des postes. Pendant ce temps : « 80 enquêtes d’habilitation sont diligentées avant la nomination de cadres dans certaines wilayas, tandis que dans d’autres, les nominations sont gelées depuis des années », a-t-il déploré.

Outre le ministre népotiste, Bengrina a révélé avoir demandé au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de faire taire certains ministres à cause de leurs déclarations. « Il l’a fait », a-t-il soufflé sans, toutefois, préciser de qui s’agit-il.

Enfin, le président du mouvement El-Bina a assuré que des membres (de son parti) ont vu leurs candidatures aux prochaines législatives rejetées. Bien que leurs revenus soient modestes, l’article 200 du code électoral a été invoqué pour justifier les décisions prises à leur encontre, a-t-il dit.

« Cinq membres à Djelfa ont été considérés comme faisant partie du groupe de l’argent sale. Or, ils ne possèdent pas cinq millions de centimes (50 000 DA) », a-t-il pointé. Et de lancer un appel au président Tebboune, « nous réclamons l’ouverture d’une enquête concernant le rejet de candidatures de plusieurs personnes à Djelfa ».

Skander Boutaiba