Bien qu’il soit accusé de torture : un général émirati élu à la tête d’Interpol

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Bien qu’il soit accusé de torture : un général émirati élu à la tête d’Interpol

Malgré les accusations de détention arbitraire d’opposants au régime émirati, le général Nasser Ahmed Nasser Al-Raisi, l’homme fort des forces de sécurité des Emirats arabes unis, a été élu à la présidence d’Interpol à Istanbul (Turquie).

Selon l’AFP, l’homme fait l’objet de plusieurs plaintes internationales pour torture et détention arbitraire. Raison pour laquelle sa candidature ne faisait pas l’unanimité.

Mi-novembre, trois députés européens, dont Marie Arena, présidente de la sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen, ont écrit à la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen à cet effet.

« Nous sommes profondément convaincus que l’élection du général Al-Raisi porterait atteinte à la mission et à la réputation d’Interpol et affecterait lourdement la capacité de l’organisation à s’acquitter efficacement de sa mission », se sont-ils inquiétés.

Il y a plus d’une année, plusieurs ONG, dont Human Rights Watch (HRW), avaient exprimé leur inquiétude quant à une éventuelle élection de M. Al-Raisi. Pour elles, il est membre « d’un appareil sécuritaire qui prend systématiquement pour cible l’opposition pacifique ».

D’après l’AFP, le président d’Interpol occupe essentiellement un poste honorifique. Le vrai patron étant son Secrétaire général.

Yanis Younsi

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