Centre d’action et de réflexion autour de l’entreprise : «L’Algérie a besoin d’une politique de change active»

Centre d’action et de réflexion autour de l’entreprise : «L’Algérie a besoin d’une politique de change active»

 Le Centre d’action et de réflexion autour de l’entreprise, dans une analyse rendu publique et portant commerce extérieur, affirme qu’ «au-delà du fait qu’elle contrarie lourdement la liberté de commerce et qu’elle pénalise la production locale face aux importations, la surévaluation du dinar perpétue une situation peu favorable à la relance économique forte dont le pays a besoin». Cette surévaluation, précise le Care, est source de nombreux effets indésirables en ce sens qu’elle «rend indispensable le recours à une gestion administrative du commerce, contribue par là-même à créer des rentes de monopoles ou de quasi-monopoles qui favorisent les surcoûts à l’importation et crée les conditions économiques propices à la surfacturation des importations, sinon aux pratiques de corruption, que les autorités combattent». Compte tenu de cette situation, le Care explique que «c’est une politique active du taux de change dont notre économie a besoin pour accompagner le processus de libéralisation des échanges avec le monde et pour rendre possible et réalisable son indispensable diversification». Pour les responsables du Care, depuis l’année 2015 à ce jour, le déficit élevé de la balance des paiements «n’a pu être réduit partiellement que par recours à des restrictions administratives sévères sur les importations, la réévaluation du taux de change étant contenue par souci de stabilité des prix sur le marché interne». Dans le même registre, l’analyse précise que «la surévaluation du taux de change du dinar s’est par ailleurs considérablement accrue avec les volumes importants de création monétaire injectés dans l’économie, pour couvrir le déficit excessif des comptes du Trésor public». Ainsi, le Care relève que «si la préoccupation de stabilité des prix surdétermine la politique de change de la Banque centrale, l’incapacité à agir en amont sur les causes structurelles de l’inflation induit par nécessité une mainmise accrue de l’administration dans la gestion des importations, seule solution alors ouverte pour contenir les déficits de la balance commerciale et de la balance des paiements».

Mohamed Ait S.

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