Chabane Assad, président du cabinet FINABI : «réduire le coût fiscal pour la grande distribution»

Chabane Assad, président du cabinet FINABI : «réduire le coût fiscal pour la grande distribution»

L’inclusion financière s’érige en une priorité en Algérie. Sur ce sujet, le président du cabinet FINABI, Chabane Assad, spécialisé dans l’analyse économique et financière relève, de prime abord, le «rôle nodal de la grande distribution».

En chiffres, il indique que «la valeur de la production agricole a été supérieure à 3.300 milliards de DZD en 2020. Cette dernière est transigée à hauteur de 97% au niveau du circuit de distribution de détail (boucherie, primeurs non structurés et informel».

Aussi, note M. Assad, cette masse monétaire «échappe chaque année au circuit bancaire car ces détaillants appréhendent la sphère financière pour des raisons fiscales principalement et culturelles subsidiairement».

Aux yeux du premier responsable du cabinet FINABI, ce foisonnement d’acteurs crée une «pression sur l’offre qui induit une inflation galopante comme celle que nous avons vécu durant ce mois sacré».

Dans le même ordre d’idées, M. Assad précise que «la grande distribution ne représente que 3% de l’activité commerciale en Algérie, tandis qu’en France, elle représente 70% du circuit de distribution des fruits et légumes et plus de 75% du circuit de distribution de viande».

Et d’enchaîner : «la grande distribution alimente le circuit bancaire, les détaillants ont une aversion envers la sphère financière».

Devant cette situation, le président du cabinet FINABI, recommande aux autorités fiscales de «réduire le coût fiscal pour la grande distribution (un taux forfaitaire de 5%) et aux banques de financer massivement les projets d’hypermarchés et supermarchés car il y aura un effet levier sur l’inclusion financière et l’utilisation des moyens de paiement modernes».

 Yacine Bouali