Chaher Boulakhras, PDG de Sonelgaz à La Patrie News : « La transition énergétique doit être un choix volontaire, et non pas imposé »

Chaher Boulakhras, PDG de Sonelgaz à La Patrie News : « La transition énergétique doit être un choix volontaire, et non pas imposé »

Manager visionnaire qui, en un temps record, a su faire franchir au groupe dont il a la charge de véritables pas de géant, le PDG de Sonelgaz, Chaher Boulekhras, y croit dur comme fer. Aujourd’hui  plus que jamais. Il s’agit, ici de la nécessaire et incontournable transition énergétique.

Un dossier que ce manager maitrise sur le bout des doigts, et qu’il voyait venir depuis très longtemps. Nous recevant dans son bureau en date de ce 4 juillet, pour un entretien à bâtons rompus.

Aussi, en parle-t-il avec feu et conviction. Chaher Boulakhras ne laisse pas de rappeler que ce choix judicieux et hautement stratégique a avant tout été celui du président de la République, Abdelmadhid Tebboune. Mieux, un programme spécifique, lié à cette question avait même été lancé en 2011.

Si bien que, sur les 400 mégawatts produits en Algérie, il y en a 354 qui sont liés aux ELN (énergies nouvelles et renouvelables). Aujourd’hui, il existe 22 centrales photoélectriques à travers tout le pays. Mieux, Sonelgaz lui doit sans doute une fière chandelle pour avoir anticipé cette tendance désormais globale, avant de devoir agir un jour sous la contrainte, et d’y aller à marche forcée.

Grâce aux initiatives prises par notre interlocuteur, en effet, Sonelgaz jouit désormais d’un formidable capital-expérience, appelé sans doute à constituer son capital-expérience, en sus de ses ressources humaines, grande et première fierté de ce groupe appelé à rayonner sur tout le pourtour méditerranéen ainsi qu’une bonne partie de l’Afrique du nord et saharienne. Grâce à lui, Sonelgaz amorce ce tournant historique et déterminant dans un relatif confort.

Pour s’y être prise  temps, voire carrément avant le temps, Sonelgaz possède désormais pas moins de 22 stations de production d’électricité solaire, ce qui n’est pas peu dire. Surtout que les centrales en question sont le fruit du savoir-faire algérien.

L’entretien et le renouvellement des équipements est donc 100% algérien. Le second et non négligeable atout dont bénéficie Sonelgaz est qu’elle dispose en parallèle de grandes ressources gazières pour accompagner et financer cette transition énergétique.

Une occasion pour lui de rappeler également que le gaz naturel n’est pas non plus une source de pollution, à proprement parler, sans jeu de mot aucun. Bref, cette transition se fait au pas de charge.

La vitesse de mise en place des centrales solaires et/ou hybrides qu’en l’espace de six mois à peine d’énormes basculements peuvent désormais se produire, d’autant, que le potentiel solaire de l’Algérie, notamment dans le grand sud du pays, pourrait, au fil du temps et des avancées technologiques, jouer le rôle de catalyseur et de facteur accélérant. Non seulement, Sonelgaz n’a pas raté ce tournant historique, mais en plus elle l’a négocié avec tout le savoir-faire et le brio voulus.

Mohaled Abdoun