Commerce extérieur : Des entreprises espagnoles menacent de quitter le Maroc
La situation n’en finit plus de se dégrader sur tous les plans au royaume de Mohamed VI. Des crises profondes les secouent sur les plans politique, sécuritaire, social et économique. dernier exemple en date : des groupes espagnols ont mencé indirectement de quitter le Maroc et de transférer leurs chaînes de production en Turquie et en Égypte. À l’origine de cette menace, la lenteur des exportations au port de Tanger Med. Le ralentissement du transit des camions d’exportation depuis le Maroc vers les pays européens et la Grande-Bretagne se poursuit au port de Tanger Med, le plus grand du bassin méditerranéen, apprend-on. Après les entreprises espagnoles, c’est au tour des exportateurs marocains de fruits d’être confrontés au même problème : ralentissement continu et congestion étouffante du port de Tanger Med, qui retarde la livraison des produits agricoles marocains aux importateurs des pays européens, rapporte Rue20. Ce ralentissement est sans doute dû à la corruption qui gangrène en profondeur les arcanes du Makhzen. Cela s’est nettement aggravée avec l’arrivée de l’oligarque Aziz Aakhanouch à la tête du gouvernement, coupable d’enrichissement illicite et de bon nombre de scandales liés à des affaires de conflit d’intérêt. Selon les exportateurs marocains, le problème est préoccupant. Ils déplorent que les responsables gouvernementaux n’aient pas pleinement saisi la gravité de la situation, laquelle entraînera des pertes significatives, surtout face à la concurrence féroce dans le secteur de l’exportation de fruits frais en provenance de pays latino-américains et africains. Il va sans dire aussi que l’occupation coloniale du Sahara Occidental par le Maroc contribue à aggraver ce constat, déjà bien assez sévère sans cela. L’arrêt définitif et exécutoire de la CJUE (Cour Européenne de Justice) a en effet fini d’assommer la politique colonialiste du Makhzen, quoi qu’en disent Macron et Sanchez, respectivement président français et président du gouvernement espagnol.
Mehdi Ghayeb