Conférence de presse du président de l’Anie : Les chiffres clés des élections locales

Conférence de presse du président de l’Anie : Les chiffres clés des élections locales

A 72 heures du jour des élections locales, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, a animé une conférence de presse au Centre international des conférences, afin d’égrener quelques chiffres clés du scrutin.

Le nombre des électeurs a atteint, après révision exceptionnelle du fichier électoral, la barre de 23 771 479 dans les 58 wilayas, en comptant 969 902 nouveaux inscrits et 74 744 radiés pour causes diverses raisons (décès, changement d’adresse…).

A la phase préliminaire du processus électoral, 1464 listes ont été déposées pour les APW et 22 306 listes ont visé les sièges à pourvoir dans 1535 APC (six communes sont restées sans candidats). 77,47 % de ces postulants se sont présentés sous une chapelle partisane et 22,55% à titre indépendant.

Le président de l’Anie a affirmé que plus de 11 millions de formulaires de candidature aux élections communales ont été retirés des instances compétentes par une cinquantaine de formations politiques et 1 442 903 par des indépendants. 100 634 formulaires de candidatures aux APW ont été également retirés.

Près de la moitié de ces feuilles de souscriptions n’ont pas été rendues à l’Anie remplies et signées par des électeurs, tels que l’exige la loi organique portant régime électoral. «Nous ne pouvons pas empêcher les candidats de retirer un grand nombre de formulaires de candidature pour ne pas être accusés d’entrave. Mais tout ça, c’est du gaspillage d’argent » a regretté Mohamed Charfi.

Au-delà, 246 346 candidatures indépendantes et 729 533 listes partisanes ont été validées par l’instance indépendante, Il a précisé qu’uniquement 35 partis politiques sont parvenus à remplir les conditions dictées par la législation en vigueur.

Abordant la problématique des six circonscriptions électorales sans candidats, le président de l’Anie a relativisé la contrainte. « Une commune sans candidats est une situation tout à fait normale. C’est aussi ça la démocratie » a-t-il souligné avant d’exposer le palliatif.

Il a soutenu qu’un Conseil communal, probablement désigné, prendra en charge la gestion de la collectivité locale sans élus.

S.B

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