Confidentiel / Scandale Pegasus : Nouvelles révélations sur l’implication des « services » marocains 

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Scandale Pegasus : Nouvelles révélations sur l’implication des « services » marocains 

C’est CitizenLab, une société de technologie civique basée à Bruxelles qui travaille avec plus de 200 gouvernements locaux dans neuf pays à travers le monde , qui se trouve à l’origine de la mise à nu de l’énorme scandale d’espionnage informatique Pegasus, développé par la société « israélienne » NSO. Cela, même si c’est Forbiden Stories et Amnesty Internationale qui ont été brusquement placés sous les sunlights. CitizenLab, qui a été le premier à repérer la faille chez Apple, pourtant réputé inviolable, a pu recueillir des données précises sur l’implication directe d’un service de sécurité marocain dans le recours illégal à ce logiciel. N’en déplaise aux véhémentes dénégations de Rabat. Citizen Lab avait joué un rôle clef dans l’exposition au grand jour du scandale d’espionnage de masse via Pegasus en juillet. Selon les informations d’un consortium de 17 médias, en France, un numéro d’Emmanuel Macron, de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et de 14 membres du gouvernement figuraient « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’État marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ». Le service de sécurité en question ne peut être que celui d’Abdellatif Hammouchi, qui chapeaute en même temps la DGSN et la DST marocaines. Il s’agit d’un intime du roi Mohamed VI.

Kamel Zaidi