Contribution/ La Fable du crapaud et du Fennec

Allaoua Bendif 1

Contribution/ La Fable du crapaud et du Fennec

(*)   Par Allaoua Bendif

Le président français E. Macron a inauguré sa campagne électorale de conquête d’une seconde mandature en manquant gravement de respect à l’Algérie et aux Algériens et en manquant gravement à l’obligation de réserve et même de prestige à la fonction présidentielle qu’il est tenu d’habiter, lui, l’aspirant Jupitérien.

Quelle mouche l’avait piqué, pour ainsi s’égarer dans l’analphabétisme historique, dans le cabotinage régressif avec ces jeunes français?

Certains éléments se font jour qui démontrent que ce n’était ni fortuit, ni hasardeux mais que cela est certainement parfaitement inintelligent.

Et ce ne sont pas les tentatives de rattrapage (car il n’y a eu ni rétropédalage franc ni encore moins amende honorable) qui pourront masquer cette procédure histrionique ayant l’ambition malsaine d’être de la stratégie électorale rusée.

En effet, cette première séquence du déroulement de la campagne des présidentielles françaises a été marquée par deux thèmes :

-la Querelle diversement faite à l’Algérie sur fond de négationnisme, d’irrespect pour l’Etat algérien souverain, pour sa Culture et même, avec une ignorance académique épouvantable, de son historicité.

– la sempiternelle et inépuisable logorrhée électorale sur le sujet bateau de  l’émigration, toutes dimensions comprises dont les voiles ont été déployées sans retenue pour capter, sans vergogne, les vents mauvais du racisme et de la xénophobie.

Pourquoi cette affront fait d’abord mal à la fonction présidentielles, française, en l’occurrence, avant de le faire à l’Algérie qui en vu passer d’autres?

Le coassement  produit par ce crapaud sénile répondant au nom de Zemmour,  laisse échapper maintenant les odeurs malsaines des dessous (sans jeu de mots) de ces menées encore une fois histrioniques pour ce qu’elles réfèrent plus à la morbidité névrotique et perverse qu’au comportement  politique constructif.

Ce saltimbanque des mauvais dimanches s’est échiné à concentrer et à orienter toutes les mauvaises  énergies de l’Agora française contre les émigrés, contre les Algériens, contre les sans papiers et contre l’Algérie. Il a fait d’une question folklorique et superfétatoire de prénoms, une affaire sociétale.

En France, il est beau de se prénommer, Johnny, Sue Ellen, Diana, Peter, ou même Taureau Assis…pour Adolf il faudrait attendre un peu…

Cela fâcherait trop certains, mais s’appeler Rachid ou Said ou Taos, serait une agression identitaire contre la France telle que la voit ce type franchement indigent.

En occupant ainsi la scène électorale et médiatique, ce dangereux amuseur parapolitique protège politiquement et électoralement le candidat Macron: on ne parle pas de son gouvernance pauvre en horizontalité, personne n’évoque l’addiction toxique de sa gouvernance aux lignes  européennes dictées par ses technocrates en résonance logique avec son propre  profil technocratique, dénué de tout talent visionnaire, de tout charisme présidentiel et de toute vertu sociale populaire et même humaniste.

Le tintamarre abracadabrantesque de la baudruche Zemmour amuse dangereusement la scène politique française, empêche le débat sur les vrais problèmes de la France et sa médiatisation constructive quand il a lieu.

Au fur et à mesure que l’on de rapprochera du sprint final de ces présidentielles, la programmation du dégonflage de la baudruche Zemmour sera mise en route et le temps d’exposition aux critiques de la concurrence et du peuple français sera réduit au minimum possible.

L’Algérie et les Algériens sont conscients de ce jeu malsain et ils s’en souviendront.

(*)   Allaoua Bendif

  Fils de Chahid

  Docteur en psychologie Clinique

 Enseignant universitaire à la retraite.

 Auteur de : « Violences Algériennes», Koukou Editions. Octobre 2019

 

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