Contribution : L’IMPACT DES DIGITALS NATIVES SUR LE MANAGEMENT DES ENTREPRISES ALGERIENNES

L’IMPACT DES DIGITALS NATIVES SUR LE MANAGEMENT DES ENTREPRISES ALGERIENNES

LA GENERATION « Z » AU CŒUR DU CHANGEMENT SYSTEMIQUE

« LES NOUVEAUX PARADIGMES DE L’ALGERIE NOUVELLE »

 (*) Ikram-eddine HAICHOUR

L’Univers des affaires est très mouvant. L’activité économique peine à se relever à cause des multiples crises que connais le monde aujourd’hui et les conséquences de la pandémie Covid-19, qui a modifié carrément la carte économique mondiale. Tout cela oblige les entreprises à développer un management stratégique capable de procurer à l’entreprise les outils nécessaires pour faire face à tous ces changements et mutations de l’environnement interne et externe auxquels elles sont confrontées.

Pour les entreprises algériennes qui souhaitent tirer parti de l’avenir qui s’ouvre, voient une Algérie moderne, ouverte sur le marché international où règne une économie mondialisée et une concurrence qui s’exacerbent. De ce fait elles sont obligées de revoir leur façon de penser leurs paradigmes actuels et de réfléchir à de nouvelles stratégies pour réussir. Elles se voient obligées de s’adapter au présent pour relever les défis du monde contemporain.

LE MANAGEMENT STRATEGIQUE ET LES ANTICIPATIONS CONSTRUCTIVES

Survivre dans un environnement concurrentiel n’est pas une tâche facile. Le management stratégique est une solution qui permet de comprendre les évolutions à venir et d’avoir une vision plus claire et globale sur ses propres activités. Autrement dit c’est un art et une sagesse destinés à guider l’action dans le but d’anticiper les changements et de pérenniser l’entreprise en assurant sa compétitivité et sa sécurité.

En effet, plusieurs questions s’imposent. Pourrions-nous réellement intégrer le management stratégique dans l’entreprise algérienne quand le responsable direct reste spectateur et le collaborateur rétif à la conduite du changement ? Arriverions-nous à travers ce modèle de management à lutter contre le type de manager qui crée les conditions de l’échec ? Quelles sont nos chances de rupture avec le modèle économique dominé par la rente pétrolière ?

VERS UN LEADERSHIP AIGUISE DU NEW MANAGER

L’entreprise algérienne avec sa culture qui valorise peu les compétences de ses employés, autrefois dominée par un système de gestion rigide et archaïque devient une source de stagnation professionnelle qui empêche toutes formes de synergies. Il faut les faire disparaitre au fil du temps pour laisser place à une nouvelle version d’entreprise quasiment connectée et pilotée par des managers hautement qualifiés dotés d’un leadership aiguisé.

Aujourd’hui grâce à une vision éclairée et une détermination de l’Etat algérien à relancer l’économie nationale se traduisant par de multiples réformes dans différents secteurs notamment juridique et institutionnel.

LA NOUVELLE ENTREPRISE DU FUTUR A L’EXPERTISE PROMETTEUSE

L’entreprise quelle que soit sa nature publique ou privée, n’est plus passive, car disposant d’une plus grande marge de manœuvre et d’une autonomie dans la prise de décision. Elles se renforce d’un canal d’informations, plus fluide loin de toute forme de bureaucratie, pouvant gagner ses parts de marché en créant d’avantages de richesses et réduction du taux de chômage.

A l’instar de ses instances officielles, l’Algérie nouvelle est présente dans les concerts et forums internationaux grâce à l’expertise de ses différentes entreprises nationales et même privées, pionnières dans leur domaine d’activités résultant d’une expertise très prometteuse et qui donne un réel espoir dans les horizons à venir.

L’entreprise algérienne contemporaine, possède une vision plus large de l’écosystème des affaires. Influencée par son environnement concurrentiel, et le comportement de la nouvelle génération des consommateurs, réussira-t-elle à les satisfaire ? Arrivera-t-elle à se positionner dans le marché international ?

FLEXIBILITE ET TRANVERSALITE ET ESPRIT HARMOCRATIQUE DE LA NEW GENERATION

A présent, les modèles de management des entreprises doivent être adaptés aux nouvelles générations, à leurs cultures de consommation et à leurs modes de réflexion pour pouvoir répondre au mieux à leurs aspirations et satisfaire leurs exigences. Ceci dit, elles doivent rompre avec le model 1.0 et les paradigmes du taylorisme et évoluer vers un modèle plus flexible et plus agile. Le salarié algérien et plus digitalisé et connecté qu’au paravent. Ce qui permet aux collaborateurs de communiquer entre eux sans même passer par la hiérarchie. Cette nouvelle génération a déjà dépassé le concept SMS et le e-mail en favorisant les appels vidéos et les réunions via vidéo-conférence et applications mobile. Elle demande plus d’autonomie et d’espace pour pouvoir maximiser sa créativité et son rendement. Ce qui lui permettront d’innover et dynamiser ses talents. Mais tout cela ne peut être possible sans l’encadrement d’un manager éclairé doté d’un esprit harmocratique, maitrisant les outils du digital et attentif aux changement de son environnement.

Selon les experts, la Génération Z est plus complexe que la Génération Y du fait que ses   attentes sont différentes, complexes et à la fois contradictoires. Un modèle de management harmocratique avec une vision stratégique de l’entreprise serait idéal pour la manager. Le bon exemple est le succès des entreprises telles que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ou encore les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber), qui ont révolutionnées le monde des affaires et de l’entrepreneuriat, réputées par la souplesse et l’originalité de leurs style de management.

Avec l’ascension du digital, et la mondialisation du marché du travail, en tant qu’entreprise, il est primordial aujourd’hui de s’adapter et de se mettre à jour tant dans les outils numériques que dans les modèles managériaux qui ne sont plus en adéquation avec les aspirations des nouvelles générations.

En conclusion, le management est en perpétuelle évolution. A chaque génération sa méthode de management le plus adapté à ses besoins. Maintenant c’est à nos entreprises de réussir leur évolution stratégique et de trouver le modèle de management adéquat à sa richesse humaine.

REALISME – RATIONALISME ET ANTICIPATION DANS LA PRISE DE DECISION

Les accords Toltèques qui remonte à la civilisation pré-aztèque Révélés au monde il y a 20 ans, avec la parution du livre Les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz, très vite adoptés par les managers du monde entier et inspirent ceux qui cherchaient de perfectionner leurs leaderships.

En premier, cette philosophie attribue une haute importance aux mots, « Que votre parole soit impeccable » donc à la communication. Car pour un manager il est essentiel si ce n’est pas obligatoire de mesurer la portée de ces mots. Etre bienveillant et savoir développer une parole positive, critique et constructive pour un climat social sain et favorable à l’innovation.

Dans nos entreprises, la subjectivité est un fléau qui biaise le jugement de la plupart des managers. Ce dernier devait influer directement sur le degré de motivation des collaborateurs qui se sentent inconsidérés par rapport à leurs justes valeurs. « N’en faites jamais une affaire personnelle » est l’un des accords de Toltèques, autrement dit, un bon manager passe l’intérêt de l’entreprise sur son intérêt personnel et éviter toute forme de susceptibilité.

Le 3ᵉ accord Toltèque consiste à éviter les hypothèses néfastes et de faire face aux situations quotidiennes avec réalisme et rationalisme. Il écarte les mauvaises interprétations qui donnent naissance aux quiproquos et situations de conflits. Néanmoins, le manager algérien reste prisonnier de ces suppositions, donc il vaut mieux prendre en considération cet accord « Ne faites aucune supposition ».

En dernier l’accord qui bannit et lutte contre le fléau, de procrastination et de l’appréhension tue le sens de l’innovation et freine l’évolution de l’entreprise. « Faites toujours de votre mieux », ne jamais abandonner une idée ou un but avant de l’avoir atteint. Aussi accepter l’erreur et en tirer expérience, tant pour le manager que pour le collaborateur, les pousse toujours d’aller de l’avant, et de ne regarder en arrière que pour mesurer la distance parcourue en termes d’évolution positive.

(*) Ikram-eddine HAICHOUR

Licence en Management à HEC Alger ex-INC

Cadre ressources Humaines

MBA en Mangement et Direction des Entreprises.

Bibliographie

– livre Les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz

– www.eslsca.fr

– www.segos.fr

– www.youmatter.world.fr

– www.observatoire-management.org

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