Dans un entretien accordé à la chaine saoudienne Asharq : Le Premier ministre marocain «confond» entre vessies et lanternes

Dans un entretien accordé à la chaine saoudienne Asharq : Le Premier ministre marocain «confond» entre vessies et lanternes

Décidemment, rien n’arrête les dirigeants marocains quand il s’agit pour eux de défendre l’indéfendable.

Pour certains d’entre eux, en effet, plus une couleuvre est grosse, et plus elle a de chance d’être gobée. C’est, par exemple le cas du Premier ministre marocain, Saâd Eddine El Othmani. Celui-ci s’est exprimé sur les ondes d’une chaine amie, et saoudienne, dont le pays est sans doute sur le point de franchir le pas de la normalisation et de la trahison.

Il a, ainsi, tenté de faire accroire que l’agression commises contre des populations civiles et désarmées, visait à « préserver l’intégrité territoriale du royaume ». Sic ! Il est clair pour tous, et contrairement à ce que tente de faire accroire le chef de l’exécutif marocain, qu’il s’agit d’un acte de guerre inqualifiable, et d’une rupture unilatérale du cessez-le-feu conclu en 1991 entre l’armée d’occupation marocaine et le Front Polisario.

La question du Sahara Occidental est une affaire de décolonisation, n’en déplaise à Trump et à ses relais sionistes qui, il faut le dire ici, avaient secrètement aidé le Maroc dans sa guerre contre l’armée populaire de libération du Sahara Occidental.

Le Mossad et Tsahal avaient en effet fourni des armes et du matériel d’espionnage sophistiqué pour tenter de contrer l’offensive du Polisario.

Quand El Othmani ose parler d’appel au dialogue prétendument lancé à l’Algérie, il «omet» tout simplement d’ajouter que cet appel voulait nous inclure en tant que partie à part entière dans ce conflit, alors qu’il n’en est absolument rien.

Pour ce qui est de cet appel pathétique à la réouverture des frontières, la réponse d’Alger a été cinglante et définitive, rien ne se fera sans que cette question ne soit traitée dans un cadre global. Il s’agit, par exemple, de la lutte contre la contrebande, le trafic de drogue, dans lequel sont impliqués les plus hauts dirigeants marocains, l’émigration clandestine, mais aussi et surtout le terrorisme.

Il n’est un secret pour personne, en effet, que les services de sécurité et de renseignement marocains flirtent avec le terrorisme islamiste. Durant les années 1990, quand nous luttions seuls contre ce terrible fléau, le Maroc était devenu une base arrière pour les criminels sanguinaires du GIA.

A cette époque, le défunt roi Hassan II voulait faire de l’Algérie un « laboratoire grandeur nature et à ciel ouvert. Il a perdu son pari. A présent, les pathétiques suppliques d’El Othmani ont toutes les chances de rester sans écho si Rabat ne revoit pas sa copie, et ne met pas un terme à son comportement belliqueux et retord.

Mohamed Abdoun