Dans une sortie inattendue : Abderrezak Mokri félicite (indirectement) les Talibans

Dans une sortie inattendue : Abderrezak Mokri félicite (indirectement) les Talibans

Opportuniste et entriste par essence, le président du MSP, qui se trouve présentement à Kuala-Lumpur  pour prendre part  un sommet islamique restreint, s’est fendu d’une déclaration à tout le moins surréaliste.

Celui qui vient de décrocher le poste de secrétaire général de cette organisation transnationale moins importante et moins étendue que l’OCI (organisation de la conférence islamique), vient de féliciter indirectement, sans le dire expressément, les Talibans pour leur prise de pouvoir, et non pas victoire, en Afghanistan. Très adroit du « crachoir », cet homme qui a souvent réussi à dire la chose et son contraire, s’est en effet félicité de la fin de la présence étrangère dans ce pays.

Celle-ci, pourtant, est synonyme du retour du joug de l’oppression obscurantiste, des femmes brimées, des personnes châtiées et humiliées sur les places publiques et même des têtes et des mains coupées, à l’image des pratiques usitées par Daech et ses sbires dans les provinces syriennes et irakiennes où cette organisation terroriste avait réussi à s’implanter. La gangrène intégriste, qui a miné en profondeur la société algérienne à cause d’un système scolaire obsolète donne l’air d’arranger grandement les affaires d’Abderrezak Mokri, cela même si l’on n’ignore pas que les salafistes, à l’image des Talibans afghans, sont des ennemis jurés de la confrérie des frères musulmans, dont fait partie le MSP (mouvement de la société pour la paix) de Mokri.

Celui-ci, caressant des ambitions démesurées, se voyait déjà à la tête du gouvernement au lendemain des élections législatives du 12 juin passé. Mokri, en outre, s’inscrit en faux de la politique et des positions internationales de l’Algérie. Il est regrettable en effet de le voir applaudir à cette prise de pouvoir par la Force, de la part de groupes armés, qualifiés de « terroristes », qui ne croient même pas au dialogue et aux vertus de la démocratie. Un rappel à l’ordre s’impose à l’endroit de ce chef politique qui, allègrement et inconsidérément, vient de franchir toutes les lignes rouges possibles et imaginables décidemment, quelle triste et sordide époque nous vivons !

Kamel Zaidi