Décès du Cheikh Talai Ibrahim : Tebboune présente ses condoléances

Décès du Cheikh Talai Ibrahim : Tebboune présente ses condoléances

Le moudjahid et l’un des notables de la wilaya de Ghardaïa, Talai Ibrahim est décédé ce jeudi, à l’âge de 92.

Suite à cette douloureuse épreuve,  le président de la République Abdelmadjid Tebboune, a présenté ses sincères condoléances à la famille du regretté et aux Chouyoukh et notables de la région, priant Dieu le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa sainte miséricorde et de prêter patience et réconfort à ses proches et compagnons.

«C’est avec une grande affliction et une profonde amertume que nous avons reçu la nouvelle du décès de l’éminent Cheikh Talai Ibrahim.  Nous partageons votre douleur, honorables frères de la Vallée du M’zab dans la wilaya de  Ghardaïa, suite à la disparition de ce personnage authentique qui, très jeune, s’est abreuvé aux sources du Saint Coran. Autant de qualifications  qui ont valu au défunt une place de choix  parmi nos éminents savants », a en effet  écrit le président de la République dans un message de condoléances publié lundi sur la page Facebook de la Présidence de la République.

Né en 1929 à Beni Isguen, le défunt est considéré comme le chef du cercle de Azzaba au Ksar de Beni Isguen et président du Conseil «Ammi Saïd» des villages de la vallée du M’zab.

Le regretté a rejoint l’université de Zeytouna (Tunisie), où il a obtenu un diplôme en lettres et linguistique en 1959.

Concernant son parcours de lutte, le Cheikh Talai Ibrahim a rejoint l’organisation civile du Front de libération nationale (FLN) en Tunisie fin 1956, accompagné de nombre d’étudiants algériens qui se sont opposés à la politique coloniale de la France, et ce à travers les plateformes scientifiques et littéraires de ce pays frère (Tunisie) et leurs écrits qui «démasquaient la barbarie du colonisateur et de ses fausses allégations».

Après l’indépendance, le défunt est retourné au pays, puis rejoint le secteur de l’éducation, en sus du Haut Conseil islamique (HCI) et de l’Association des Oulémas musulmans algériens (AOMA).

Il est également devenu l’une des références les plus importantes de la Fatwa dans la région de la vallée du M’zab et un coordinateur du Conseil des notables de Beni Isguen.

R.N