Depuis Chlef, Lamine Osmani envoie des piques au gouvernement

Depuis Chlef, Lamine Osmani envoie des piques au gouvernement

La campagne électorale des législatives du 12 juin prochain commence sur les chapeaux de roues. Contrairement aux précédentes échéances lors desquelles les résultats étaient connus d’avance, cette fois l’issue semble incertaine.

Alors, les chefs de partis, dans l’objectif de prendre le pouls des citoyens, ont pris leur bâton de pèlerin et commencent à sillonner l’Algérie. Ils disposent de vingt jours pour les convaincre, ce qui n’est pas une mince affaire.

Dans ce cadre, Lamine Osmani, président du parti Sawt Echaâb, a organisé ce samedi un meeting à Chlef. Depuis le centre-ouest du pays, il a envoyé quelques piques au gouvernement présidé par Abdelaziz Djerad.

« Le citoyen apprend en direct les instructions (du président de la République). Mais il existe un problème d’exécution en raison de l’action contradictoire et non homogène du gouvernement », a-t-il asséné.

L’homme politique a fait part de sa stupéfaction, estimant qu’il est inconcevable que les Algériens vivent chichement dans un pays immense et riche. Un pays « à la position géographique stratégique doté de compétences hautement qualifiées », a-t-il souligné.

Et de préciser, « nous ne sommes pas un comité de soutien. Ce que nous disons est logique sans l’intention d’applaudir qui que ce soit. Nous sommes au service de l’Algérie uniquement ».

A Chlef, Lamine Osmani a défendu le concept de l’Algérie nouvelle. « La différence n’est pas synonyme de désaccord. Nous ne prétendons pas représenter le patriotisme et la démocratie, mais il est certain que nous sommes fiers de notre appartenance à l’Algérie », a-t-il exposé.

Et de plaider, « Les références éternelles du parti sont l’islam, le patriotisme, les identités arabe et amazigh ainsi que la déclaration du 1er novembre ».

Enfin, le président de Sawt Echaâb a justifié la participation de sa formation aux législatives. Pour lui, c’est une prise de responsabilité qui découle de la sacralisation des sacrifices des martyrs de la Guerre de libération nationale.

Skander Boutaiba