Dialogue des Gouverneurs de la BAD : Benabderrahmane représente l’Algérie

Dialogue des Gouverneurs de la BAD : Benabderrahmane représente l’Algérie

Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a pris part jeudi à la deuxième session du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD), dans laquelle il a invité cette Banque à intensifier ses efforts pour soutenir plus et encore mieux les pays membres régionaux face à leurs besoins croissants de développement, a indiqué un communiqué du ministère. 

Dans le cadre de la poursuite des travaux des Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement et au titre de la deuxième session du Conseil des Gouverneurs, M. Benabderrahmane, ministre des Finances et Gouverneur pour l’Algérie auprès de cette institution a pris part au Dialogue des Gouverneurs consacré cette année à la problématique de la « croissance inclusive, dette et gouvernance économique », a précisé la même source.

 Le Dialogue des Gouverneurs est un événement « clé » des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque, explique le communiqué, ajoutant qu’il constitue une plateforme d’échange entre les Gouverneurs et le Président et la haute Direction de la Banque sur des questions d’importance stratégique pour le continent et pour l’institution. Il offre également aux Gouverneurs une occasion de partager leurs réflexions et leurs points de vue sur « les défis et les opportunités les plus cruciaux pour la Banque et pour le continent dans le domaine du développement socioéconomique ». 

Le choix de la thématique de cette année, selon le ministère, se justifie par le contexte sanitaire mondial et ses répercussions socioéconomiques et ce, dans la perspective de pouvoir apporter des éléments de réponse quant au rôle que doit jouer la Banque dans la promotion de la stabilité financière et de l’accès durable au financement dans le contexte post-Covid, aux priorités en matière de politiques et de réformes de nature à assurer une utilisation efficace des ressources publiques et à favoriser une meilleure reconstruction dans l’ère de l’après-Covid, ainsi qu’aux mesures pouvant être prises pour s’assurer qu’une reprise de la croissance économique entraîne la création d’emplois et des possibilités d’améliorer le niveau de vie des populations africaines les plus vulnérables. A cette occasion, M. Benabderrahmane est intervenu pour relever « la pertinence » de la thématique choisie pour cette rencontre qui souligne, selon le communiqué, « la forte interdépendance » du triptyque: croissance inclusive et durable, maîtrise de la dette et gouvernance économique saine. 

A ce titre, il a focalisé son intervention sur le rôle que « la Banque peut et doit jouer pour que ce triptyque serve au mieux les aspirations de développement du continent africain, notamment dans le contexte post-Covid ». L’impact socio-économique de la crise de la Covid-19, a-t-il souligné, sur les pays africains, ainsi que l’accélération de la dégradation de la situation de la dette dans beaucoup d’entre eux, appelle à davantage d’actions « fortes et durables » de la part de la BAD, afin d’aider les pays du continent à rétablir la viabilité de leur endettement et à retrouver une trajectoire de croissance forte, inclusive, verte et durable. En matière de croissance, M. Benabderrahmane a invité la Banque à « intensifier » ses efforts pour soutenir « plus et encore mieux » les pays membres régionaux face à leurs besoins croissants de développement, en catalysant davantage de ressources pour le continent, notamment à travers les co-financements avec le concours d’autres institutions de développement, les fonds fiduciaires, ainsi que toutes autres sources de financement additionnel. Dans cet ordre d’idée, le ministre a soutenu la réflexion en cours au niveau de la Banque sur la création d’un mécanisme africain de stabilisation financière, à même d’apporter le soutien aux pays africains en périodes de crises et atténuer l’impact de ces crises potentielles sur les acquis de développement, tel que vécu au cours de la présente crise du Covid-19. 

Au plan de la gouvernance économique qui doit tendre vers les meilleures pratiques internationales, M. Benabderrahmane a exhorté la BAD à renforcer ses capacités à apporter le soutien nécessaire dans ce domaine, en vue de renforcer la soutenabilité des stratégies de croissance, attirer les financements et investissements nécessaires et garantir leur mise en œuvre effective, tout en préservant la viabilité de la dette. Suite à l’intervention des autres Gouverneurs, le Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement, Dr Akinwumi A. Adesina, est intervenu pour apporter son soutien à la position affichée par M. Benabderrahmane sur la question de la gouvernance économique et pour réitérer l’engagement de son institution à relever les grands défis stratégiques de l’Afrique post-Covid-19, et assurer au contient une reprise économique, un accès au financement, ainsi qu’une croissance plus vigoureuse.

R.N.