Eclairage/ Quand l’AFP s’emmêle les guiboles

Eclairage/ Quand l’AFP s’emmêle les guiboles

Par Mohamed Abdoun

La haine, surtout quand elle est viscérale, rend particulièrement aveugle. Elle fausse toute possibilité de discernement.

Le raisonnement, d’ordinaire cartésien, en devient subjectif, belliqueux, et basé sur des raisonnements sinon mensongers, du moins un tantinet tronqués. L’être ordinaire, qui avale régulièrement sa salive, pour paraphraser Aragon, se met brusquement à vous la cracher à la figure.

Le hic, c’est que le plus souvent, la personne qui en est atteinte, ne se rend même pas compte de l’ignominie de ses actes.

La haine end aveugle, et fausse tout discernement, vous-dis-je. Très souvent, la victime de ce déferlement grossier de fiel, n’a pas d’autre choix que de prendre son al en patience.

En attendant que passe la tempête. Inutile, ma foi, de tenter de raisonner ou de dévier de a trajectoire un bloc de granit échu du sommet d’une montagne.

Œuvrer à limiter les dégâts demeure encore la meilleure chose à faire. Ou la moins mauvaise, en tous cas. Commun chez la race humaine « ordinaires », ce comportement en devient nauséeux dangereux et totalement inacceptable quand il est le fait d’une institution, et non plus d’un vulgaire individu.

Les circonstances aggravantes en sont tout aussi multiples qu’impardonnable, venant de la part d’une importante entreprise agence de presse.

L’AFP (agence française de presse), en l’occurrence. Celle-ci est censée maitriser à la perfection les règles usuelles de base du travail journalistique. Et c’est doublement impardonnable pour une agence de presse, où l’information est primordiale, et carrément sacrée.

Dans ce cas d’espèce, l’AFP a jeté à bas toutes les « commandements » éthiques et déontologiques liés au métier journalistique.

Dans son faux reportage sur l’émigration clandestine, la subjectivité le disputait allègrement aux mensonges éhontés. Ecœurant ! Vomitif !

La haine, qui rend aveugle, qui dicte de pathétiques actions ne permet pas non plus de se rendre compte du caractère par trop ridicule de la situation dans laquelle elle vous fait malencontreusement tomber.

On ne s’en rend compte qu’après coup. On s’en mord bien évidemment les doigts. Or, les remords tardifs ne servent bien évidemment à rien.

Pour le moment, vaguement amusé, même si le sujet choisi n’inspire franchement pas les réjouissances, on observe l’AFP, aveuglé, et noyé dans son fiel, en train de s’emmêle les guiboles de manière pathétique.

Après être devenue une caisse de raisonnante de l’organisation terroriste dénommée MAK (mouvement pour l’autonomie de la Kabylie), voilà qu’elle se départit de toute retenue, et de toute dignité en s’en prenant quasi-directement à l’Algérie.

Certes, de très efficaces remèdes contre la haine existent. Mais quand cette haine est couplée à la jalousie, cette maladie s’avère hélas incurable…

M.A.