Eclairage/ Silence, on assassine !

Trois ressortissants algériens ont été lâchement assassinés le 1er novembre, par un bombardement barbare de leurs camions, par l’armée marocaine alors qu'ils faisaient une liaison commerciale Nouakchott-Ouargla

Eclairage/ Silence, on assassine !

Par Mohamed Abdoun

Ce qui étonne et qui détonne à la fois, c’est cet assourdissant silence planétaire face à l’acte ignoble commis par l’armée d’occupation marocaine contre de paisibles commerçants algérien qui  plus est, dans un territoire non-autonome relevant de l’autorité directe de l’ONU.

A travers cet acte de terrorisme d’Etat, parfaitement documenté, le Maroc lance en effet un double défi à la communauté mondiale. Son extrême ressemblance avec l’entité sioniste, et son mimétisme même, lui fait franchir des pas que l’on pensait inimaginables il y a de cela quelques semaines ou jours à peine.

Cette politique basée sur le fait accompli appelle de facto une escalade dont personne ne peut connaître ou prévoir les limites. Belliqueux, expansionniste, criminel et terroriste, Rabat ne semble en effet pas prêt de s’arrêter en si mauvais chemin. Il faut dire que le silence assourdissant de la  communauté mondiale l’y encourage grandement. Qui ne dit mot consent.

A propos de silence d’ailleurs, et quatre jours après ce crime abject, le Maroc (officiel) ne montre aucun empressement particulier à s’exprimer, ne serait-ce qu’à inventer des fables pour tenter de se justifier, à défaut de se disculper totalement.

Ce méprisant et inacceptable silence fait écho à celui de certaines puissances, la France en premier lieu, dont la responsabilité directe dans la perpétuation du Sahara Occidental est pleinement et parfaitement avérée. Un pareil silence généralisé cristallise en effet un tacite un tacite encouragement aux crimes abjects et répétés des gens du Makhzen.

Légaliste, mesurée et parfaitement conforme au droit international, la réplique algérienne ne s’arrêtera certainement pas à la saisine du conseil de sécurité. Même une éventuelle condamnation du Maroc demeurerait insuffisante.

Sans une résolution contraignante, remettant ce royaume dangereux à sa place, l’Algérie se retrouverait dans l’extrême nécessité de se défendre elle-même. Au reste, il n’est nullement question de vengeance ici, mais uniquement de sécurisation de toute la région, et de protection de nos ressortissants.

De fait, il y a fort à parier que le Maroc ne s’arrêtera pas là, et qu’il va toujours pousser plus loin ses crimes et ses provocations si aucune main ferme et puissante ne vient le stopper. Cette main peut bien être celle de l’Algérie. Il y va de l’avenir, de la paix et de la stabilité dans toute la région nord-africaine et sahélo-saharienne.

Avis !

M.A