Edito – Confiance retrouvée

Edito

Confiance retrouvée

Par Mohamed Aboun

En politique, il n’est vraiment pas facile de séduire un peuple. Cette gageure l’est encore moins, s’agissant des citoyens algériens. Ces derniers, depuis l’indépendance, ont été échaudés par les songes et les mensonges. Les terribles scandales liés aux multiples procès des oligarques et hauts responsables n’ont guère arrangé cette défiance, désormais quasi-maladive. L’arrivée à la tête de l’Etat du président Tebboune est advenue à un moment pareil. Le hirak authentique, reflet de cette exaspération sans limite, a cristallisé des revendications claires, nombreuses et immédiates. Or, le chef de l’Etat a su, mieux que personne, décrypter ces desiderata. Ce faisant, il a stigmatisé ce néo-hirak, infiltré par le MAK et Rashad, ligués dans le seul but de réduire en miettes les défenses de l’Etat-nation algérien. Tous les complots ont été éventés et déjoués. En phase avec un peuple friand d’éléments de langage qu’il comprend enfin, le président est dans une posture populaire, mais pas du tout populiste. Spontanément, parce que la sincérité et l’authenticité ont guidé le moindre de ses pas, le président Tebboune a systématiquement joint le geste à la parole. Au chevet du peuple algérien, tel que souligné maintes fois, il a su rester attentif au moindre frémissement lui parvenant des coins les plus reculés du pays. Les exemples foisonnent, qui étayent ce constat, ma foi, plus que rassurant. Les interventions présidentielles sont tout aussi nombreuses que rapides dès que le vécu quotidien des citoyens s’en trouve perturbé. Que de tords ont déjà été redressés grâce à cette vigilance et présence présidentielle de tous les instants. Si Rome ne s’est pas construite en un jour, sans doute faudra-t-il du temps au président, et à son équipe resserrée pour rattraper tout le temps perdu. Ce temps précieux, mais hélas allègrement gâché quand tous les voyants étaient au vert, et qu’il était possible d’édifier en Algérie, et en un temps record, un véritable paradis sur terre.  Foncièrement attaché à l’édification de cette « Algérie nouvelle, dont nous percevons déjà les prémices, le président n’a pas d’autre choix que de confiner l’ensemble des hautes responsables à l’obligation de résultats, en sus de nombreux bilans d’étapes. Le tout se fait dans une totale transparence. Le peuple suit (presque) en temps réel les actions et les résultats de chacun de ces dirigeants. Et c’est en toute transparence que les sanctions, bonnes ou mauvaises soient-elles, finissent par tomber. Place au travail, aux compétences et à la transparence premier à en donner l’exemple, le président nous montre aussi le chemin…

M.A.