Edito : Du programme de la nouvelle Algérie

Edito

Du programme de la nouvelle Algérie

Par Mohamed Abdoun

Ma longue carrière de journaliste m’a amené à consulter une bonne dizaine de programmes et/ou de plans d’actions gouvernementaux. Celui d’Aymen Benabdrrahmen, dont on a obtenu copie, qui tient en 87 pages, est un concentré et un  résumé d’actions claires, nettes, précises, et des bilans d’étapes. Des évaluations de parcours dans le déroulement de cette très ambitieuse feuille de route.

Pas question,  ou plus question si je puis dire, de lieus communs, ou cette adroite façon de faire illusion, de faire accroire que quelqu’un travaille quelque part. Or, compter sur la rente pétrolière est contre-productif. Qui n’avance pas recule. Assurément. Les bases et les fondements de cette Algérie nouvelle sont en train d’être posés à travers ce document de référence. J’en veux pour preuve irréfutable que si une priorité absolue y sera accordée aux finances et à l’économie, sans remettre en cause le moins du monde le concept d’Etat social, des concepts innovant et fort prometteurs.

C’est par exemple cas pour la création d’une banque postale, mais aussi et surtout de l’introduction du vocable de « secteur public marchand ». ce qui a également retenu mon attention, c’est que ce plan d’action est étayé par des statistiques et des chiffres précis. Chiffres que je garde précieusement sous le coude pour des articles à venir. En attendant, ce document donne l’air de posséder une parfaite maitrise de son sujet. C’est rassurant. D’autant que nous aurons droit à des bilans d’étape autant de fois que nécessaire. Au reste, à l’ombre de l’Algérie nouvelle, même la notion de communication institutionnelle cesse de n’être qu’un vain slogan creux.

Les notions d’efficience, de rentabilité et de résilience de notre économie prennent désormais sens et puissance. L’actuelle équipe gouvernementale, qui me fait penser à une véritable « task-force », à quelques exceptions près toutefois, a toutes les chances de sortir le pays de sa morbide dépendance à la rente pétrolière. La gestion de l’Etat, ici, est aux mains de managers de haut niveau, à l’image de ce que l’on a déjà vu à Sonatrach, Sonelgaz et Naftal.

Ce qui a retenu mon attention par ailleurs, c’est qu’un travail profond et de longue haleine a été décrété en vue de réviser en profondeur tout le titanesque arsenal juridique mis en place en Algérie depuis l’indépendance jusqu’à ce jour. Il s’agit d’actualiser les lois, de les adapter au contexte actuel, et d’en abroger les éventuels aspects contradictoires. A mon humble sens, cela n’a jamais été fait auparavant.

Du moins, jamais à une échelle aussi globale et aussi profonde. Ici réside la preuve irréfutable, s’il en fallait encore une, que ce plan d’action, sans tambours ni trompettes, annonce bel et bien l’avènement de l’Algérie nouvelle.

M.A.