Edito : Sale temps pour les piquettes

Edito

Sale temps pour les piquettes

Par Mohamed Abdoun

Il est des individus qui vieillissent très mal. Ne se bonifient pas avec le temps. Ferht M’Henni est de ceux-là. Il est loin ce temps béni où il berçait mon enfance avec ses chansonnettes engagées, que l’on écoutait clandestinement, par bravade, sans en comprendre un traitre mot. Sans doute aigri par ses années de lutte que je ne lui conteste pas, l’ancien Ferhat Imazighen a dû « péter un plomb ». Un intime à lui, le chanteur engagé Amirouche, menacé de mort par ses sbires et contraint de vivre en semi-clandestinité n’est en tus cas pas loin de le penser dans le très captivant entretien qu’il vient de nous accorder. Il faut en effet être un fou furieux u un traitre à sa patrie pour fomenter un complot destiné à pousser les Algériens à s’entretuer, à déclencher une guerre civile intra-muros. Là encore, c’est Amirouche qui le dit et non pas nous. Mais nous ne sommes quand même pas loin de le penser à la lecture du communiqué de ce triste bougre. A sa lecture, on hésite entre la pitié et la « mansuétude » face au pathétique spectacle qu’il offre à la vue de tous. Hélas, pour ne rien arranger à ses florissantes affaires, il vient de contracter une alliance avec Rashad. Certes, on le voyait venir de loin avec son sectarisme et son intolérance. Mais, là, il vient de griller moult étapes. Rien, ni personne, ne le distingue des terroristes sanguinaires du GIA. Au service de ses bas desseins, il vient de mettre la Kabylie à feu et à sang. Il est heureux que l’écrasante majorité des citoyens de Kabylie ne sont pas tombés dans le piège grossier du MAK et ses scandaleuses manipulations. Ce groupe, qui n’est pas loin d’agir comme le GIA, intimide et rackette les citoyens de Kabylie. Publiquement démasqués, Rashad et MAK offrent désormais une image triste et pathétique. N’étaient les morts et la désolation qu’ilS sèment sur leur passage, on croirait presque à une pièce vaudevillesque qu’ils auraient concoctée pour nous divertir. Après tout ça, la pognée de « makistes » qui pourrait être demeurée fidèle à Ferhat devra assumer et payer sa trahison. Les félons du MAK et de Rashad devront un jour rendre des comptes devant le peuple et devant l’Histoire. Le compte-à-rebours a commencé. Tic-tac, tic-tac…

M.A.

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