Édito : Vilenie, bassesse et félonie…  

Édito

Vilenie, bassesse et félonie…  

Par Mohamed Abdoun

J’avoue. Oui, je l’avoue. Là, je tombe carrément des nues. Certes, je savais les prédateurs de l’Algérie capables de commettre les pires bassesses que l’on ait pu imaginer. Ils ont pilé sans vergogne. Vidé systématiquement les caisses des entreprises dont ils avaient la charge. Se sont enrichis avec insolence jusqu’à assurer l’avenir d’une dizaine de générations de leurs futures descendances.

Chez ces gens-là, l’indécence se conjugue ostensiblement au présent de narration. Nous avons échappé au pire. Des traitre sans foi ni loi contractaient des marchés avec des entités hostiles à l’Algérie.

Agissant sans doute aux antipodes des intérêts économiques et stratégiques de l’Algérie, ces entités étrangères, dont on devine aisément les identités et les nationalités, ont trouvé chez nous des taupes prêtes à toutes les vilenies et les bassesses pour satisfaire leur inextinguible soif de luxe et de luxure. Ce ne sont là rien que des traitres. Non, le vocable n’est pas trop dur.

Il désigne du doigt à la cantonade cette dangereuse et destructrice cinquième colonne qui, des années durant, était tapie dans nos rangs, et sévissait dans le plus complet des anonymats. Et dans une parfaite impunité surtout.

De pareils individus se montrent prêts à hypothéquer l’avenir de la nation pour servir de bas et étroits intérêts. Ils n’ont pas leur place parmi nous. Ils  ne doivent jouir d’aucune compassion, ni  de la moindre circonstance atténuante. Ils me font carrément regretter ce moratoire tacitement adopté par Alger concernant la mise en exécution de peines capitales. Oui, ces vils individus, à l’égal des criminels pédophiles dont je réclame l’élimination à corps et à cris, ne méritent pas la moindre place sur cette terre.

Sauf, si c’est sous pied sous terre. J’appelle de tous mes vœux à des mesures dissuasives très musclées pour juguler la tentation, et préserver plus efficacement notre cher Etat-Nation. La vigilance du président, une fois de plus, nous a été salvatrice. Sans doute a-t-elle mis un terme à ces actions de sabotage planifiées et préméditées.

Mais, hélas, cette vigilance présidentielle, pour efficiente et omniprésente qu’elle fut, ne saurait suffire à elle seule. Il faut que chacun s’implique, et y mette du sien. Le hirak authentique se doit d’être constructif. Mais aussi et surtout, une sorte de vigile populaire auquel rien de cela ne saurait, ni ne devrait, désormais échapper.

Les décisions et instructions du président, toujours conformes aux intérêts nationaux, et aux desiderata du peuple algérien, ne sont hélas pas systématiquement appliquées sur le terrain. Que ce constat soit lié à d’involontaires négligences ou à du tacite et passif sabotage, il n’en est pas moins inacceptable.

Les changements profonds en direction de notre « Algérie nouvelle », doivent en effet adopter un rythme plus soutenu. Les choses sérieuses battent désormais leur plein. Sus aux traitres et aux saboteurs !

M.A.