Education : le Satef plaide pour l’annulation du système d’enseignement par groupe

Education : le Satef plaide pour l’annulation du système d’enseignement par groupe

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), a qualifié la rentrée scolaire d’échec, réclamant la suppression du système d’enseignement par groupe et le retour à un enseignement normal, appelant la Confédération des syndicats à organiser une journée de protestation.

Le Conseil national du Satef, réuni en fin de semaine, estime que les travailleurs du secteur rejettent la politique du statu quo, comme en témoignent les grèves de fin de dernière saison scolaire, tenant la responsabilité de ce qu’il a qualifié de décisions ministérielles hâtives, comme les plans exceptionnels de scolarisation, qui désorientent les chefs d’établissement et entravent leur travail de préparation des organisations éducatives.

Le Conseil a souligné que ces régimes épuisaient les enseignants au taux horaire et épuisaient les agents administratifs et le personnel éducatif avec un travail continu pendant une journée entière, en plus de leurs effets sur la réussite des élèves compte tenu de l’intensité des programmes par rapport au nombre de cours.

A cet effet, le « Satef » a appelé à un retour au système normal et à la suppression du système d’enseignement par groupe, dont les raisons de l’adopter n’existent plus, selon eux, d’autant plus que le nombre d’élèves dans une école a atteint 30 élèves, et dans certains en déclare près de 40, ce qui a rendu la distanciation physique et toutes les mesures du protocole sanitaire juste de l’encre sur papier.

Le Syndicat a considéré que le système d’enseignement par groupe est un stratagème utilisé par le Ministère pour justifier son incapacité à éliminer la surcharge des classes et d’éviter d›ouvrir les postes budgétaires nécessaires à l›embauche de nouveaux enseignants pour combler le déficit enregistré dans l’encadrement pédagogique de diverses matières au niveau de nombreuses institutions dans plusieurs wilayas.

D’autre part, le Conseil a abordé les problèmes qui limitaient l’entrée à l’école, tels que le retard d’ouverture des cantines scolaires en raison du manque d’eau et l’abandon des fournisseurs de fournir les écoles en raison des prix élevés, ainsi que le manque de transport scolaire, surtout dans les régions éloignées. Face à cette situation, le «Satef » a appelé le gouvernement à intervenir immédiatement pour mettre fin à la folie des prix et à organiser et surveiller le marché selon des mécanismes efficaces qui garantissent la disponibilité des produits à des prix raisonnables, tout en édictant des lois dissuasives pour lutter contre la spéculation et les monopoles, reconsidérer la grille des salaires et relever la valeur du point indicatif d’un pourcentage significatif et valoriser le système des primes tout en réduisant le pourcentage de l’impôt sur le revenu selon une approche globale.

Ils ont également souligné la nécessité de combler le déficit enregistré dans l’encadrement pédagogique et administratif en ouvrant suffisamment de postes de promotion dans les grades administratifs et en intégrant tous les enseignants contractuels dans leurs postes en adoptant l’expérience professionnelle et en organisant un concours externe pour le recrutement des professeurs.

D’autre part, le Satef a proposé d’organiser une journée de protestation dans le cadre de la confédération syndicale algérienne sous le nom de « Journée de mécontentement au travail » à laquelle participeraient les travailleurs de divers secteurs de la fonction publique afin de sensibiliser les autorités à la gravité de la situation sociale et recours à l’escalade en cas de non-réponse.

Yahia Maouchi

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