Election des nouveaux membres de la chambre basse : Le dernier mot revient au peuple

Election des nouveaux membres de la chambre basse : Le dernier mot revient au peuple

Suite à la convocation, en mars dernier, du président de la République Abdelmadjid Tebboune des élections législatives anticipées, les Algériens s’apprêtent, à élire la neuvième législature dans un contexte marqué par de profondes réformes engagées depuis plus d’une année.

La dissolution de l’ancienne Assemblée Populaire Nationale, une année seulement avant la fin de son mandat et la décision d’organiser des législatives le 12 juin est une réponse à l’une des principales revendications du « Hirak » qui a mis fin à 20 ans de mauvaise gestion, de  corruption, mais surtout de fraude électorale.

Le président Tebboune, élu le 12 décembre 2019, s’est engagé, dès son investiture,  à opérer un réel changement à travers des réformes profondes à tous les niveaux afin de redonner espoir aux Algériens longtemps échaudés par de fausses promesses.

Après l’amendement de la Constitution approuvé le 1er novembre dernier par un référendum populaire, le président Tebboune avait ensuite  signé, un décret portant l’amendement du régime électoral pour revoir le mode du choix des futurs représentants du peuple à la chambre basse.

En effet, les législatives prévues ce samedi seront marquées par un changement radical de l’opération électorale avec l’adoption du mode de scrutin de liste ouverte à la représentation proportionnelle qui est à même de «consacrer» le choix de l’électeur.

Parmi les amendements importants, la récente loi électorale prévoit que le parlement est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin de liste ouverte à la représentation proportionnelle avec vote préférentiel, sans panachage.

Le mode de scrutin proportionnel, en vigueur dans de nombreux pays, permet à l’électeur de voter pour une liste de candidats mais aussi pour un ou plusieurs candidats de cette liste.

Cependant, l’électeur ne peut voter pour plus d’une liste ni pour une liste donnée et en même temps des candidats d’une autre liste ni pour des candidats de différentes listes.

Avec ce scrutin de liste ouverte, ce sont les électeurs qui déterminent qui remportera les sièges en votant en faveur des candidats de la liste. Il s’oppose en cela au scrutin à liste bloquée ou liste fermée dans lequel les électeurs ne peuvent pas modifier la composition et l’ordre.

Le processus de réformes a touché aussi le nombre de sièges à pourvoir à l’APN, tout en prenant en considération le nouveau découpage administratif qui a porté le nombre de wilaya de 48 à 58.

Ces nouvelles dispositions promettent ainsi l’élection d’une nouvelle APN dont les membres seront issus de partis politiques et d’indépendants avec une présence «remarquable» de jeunes sur les listes électorales.

Pas moins de 1483 listes, dont 646 listes de 28 partis politiques et 837 listes de candidats indépendants ont animé, du 20 mai au 8 juin la campagne électorale pour ces législatives.

R.M