Emploi, chômage, syndicat : les engagements d’Abdelmadjid Tebboune concrétisés

Emploi, chômage, syndicat : les engagements d’Abdelmadjid Tebboune concrétisés

De nouveaux jalons pour la mise en place de l’Algérie nouvelle, telle que préconisée par le président Abdelmadjid Tebboune dans ses 54 engagements électoraux, viennent d’être posés et ont atteint, pour certains, un point de non-retour. La justice sociale, dans ses aspects relatifs à l’emploi et à tous les droits y afférents, est devenue une réalité pour les algériens.

Prises séparément, les décisions du président de la république constituent certes un acquis très consistant pour l’ensemble des citoyens, quelles que soient leurs conditions, mais nous avons pu en mesurer leur portée réelle et leur impact très positif après l’entretien qu’a accordé le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, M. Youcef Cherfa, à la Patrie News. Au fil de l’énumération des différentes décisions au cours de l’entretien, il nous a été loisible de constater qu’une véritable révolution a été menée en un laps de temps très court par rapport à l’application de cet ensemble de mesures hautement sociales qui ont touché toutes les catégories de la population. Qu’on en juge !

L’allocation chômage :

C’est une mesure-clé du programme présidentiel destinée surtout aux chômeurs afin de préserver leur dignité et leur permettre de subvenir à leurs besoins et, le cas échéant, à ceux de leurs familles, en attendant de bénéficier d’un placement. C’est aussi l’occasion de les inciter à s’inscrire sur les listes de demandeurs d’emplois de l’ANEM afin de profiter des offres qui ne manqueront pas d’être déposées, notamment avec la relance économique dont l’année 2022 constitue le point de départ.

Confiée au ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, la mise en œuvre de cette allocation, une première en Algérie, en Afrique et dans le monde arabe, a été réalisée de main de maître par ce département avec, à sa tête, le ministre M. Youcef Cherfa. Il a fallu moins de trois mois pour que tout soit mis en place et que les dossiers de plus d’un million cent mille (1 100 000) bénéficiaires soient étudiés et validés, l’allocation leur ayant été versée le 28 mars 2022, comme annoncé auparavant. C’est un véritable challenge qui a été relevé par le département de M. Cherfa qui a reçu des félicitations bien mérités de la part du président de la république.

L’opération n’est pas close pour autant puisque, chaque jour, des milliers de demandes d’allocation chômage sont validées par les structures décentralisées du ministère du travail et les bénéficiaires pourraient dépasser rapidement les 2 millions, voire même arriver à 3 millions, ce qui n’est pas peu dire.

Dans le même sillage, tous ceux qui perçoivent cette allocation sont couverts par la sécurité sociale et se voient délivrer une carte Chifa pour la prise en charge de leurs dossiers et traitements médicaux. Cinq cent mille (500 000) cartes chifa ont déjà été distribuées et le reste est en cours. Avec la contribution du ministère des postes et télécommunications, ces mêmes bénéficiaires se verront remettre une carte interbancaire Eddahabia pour leur faciliter les opérations de retrait et les faire entrer de plain-pied dans le monde du travail et des salariés.

Même les anciens détenus qui ont purgés leurs peines ouvrent droit à l’allocation chômage pour protéger leur dignité et les aider à s’intégrer à la société en leur évitant de retomber dans le besoin et d’être encore attirés par la criminalité. C’est un geste très noble de la part des pouvoirs publics, un geste qui a été très bien accueilli par l’ensemble de la société civile car porteur de grands espoirs pour une meilleure justice sociale.

Insertion des employés dans les cadres du DAIP et DAIS (filet social)

C’est un autre dossier empreint d’une grande injustice envers des milliers de travailleurs qui sont restés de longues années dans la précarité, sans aucune garantie et ne pouvaient même pas prétendre à la retraite. Le président de la république avait promis de mettre fin à toute cette forme de travail, un travail précaire qui n’a que trop duré et il en a aussi chargé le ministère du travail de le faire.

Ils sont donc plus de 386 000 travailleurs à avoir galéré dans le dispositif du DAIP mais, actuellement 70% d’entre eux ont été intégrés dans les administrations ou les entreprises au sein desquelles ils travaillaient. Ceux qui restent le seront avant la fin de l’année 2022 et ils auront alors un emploi stable en qualité de fonctionnaires à part entière, avec tous les avantages qui y sont liés.

C’est la même opération qui touche ceux qui étaient inscrits dans le dispositif DAIS, géré auparavant par le ministère de la solidarité nationale mais transféré dernièrement au ministère du travail dont les structures travaillent d’arrache-pied pour les intégrer. Cette catégorie est surtout constituée de gardiens, d’employés des services de nettoyage, des cantines scolaires « qui faisaient un travail d’utilité publique très important » a noté le ministre du travail et seront, eux aussi, intégrés dans la fonction publique en qualité de fonctionnaires avec tous les avantages qui s’y attachent, notamment le droit à la retraite et un salaire ‘normal’, eux qui touchaient à peine 5500 DA par mois pour un travail qui n’était pas moindre que celui réalisé par les ‘permanents’.

Du nouveau pour la création d’entreprises

Il va de soi que la création d’emplois et de richesse ne peut se faire sans la mise en place d’un tissu industriel composé notamment de petites entreprises que l’Etat s’emploie d’aider à leur création par plusieurs mesures incitatives qui donnent certaines garanties aux porteurs de projets et aux start-up.

Pour commencer, les trois dispositifs qui existaient (ANADE, CNAC et ANGEM) ont été unifiés en un seul et transférés au ministère de la PME, ce qui facilite grandement les choses pour les porteurs de projets, qui n’auront qu’un seul partenaire.

Il y a aussi une mesure mise en place par le ministère du travail qui consiste en l’instauration d’un congé exceptionnel dit ‘congé pour création d’entreprise’. Le travailleur porteur de projet peut désormais prétendre à un congé exceptionnel afin de lancer sa propre entreprise sans être obligé de quitter son poste de travail et risquer de se retrouver sans travail s’il échoue dans son entreprise. Maintenant, il peut prendre un congé et, s’il échoue, il lui est loisible de retourner au même poste de travail qu’il occupait ou à un poste similaire avec le même salaire. Cette mesure donnera plus d’assurance et de garantie aux porteurs de projets qui voudraient lancer leurs propres entreprises, sans craindre de se retrouver sans revenus au cas où ils échoueraient.

Révision des lois sur les syndicats et les droits syndicaux

« C’est une loi-cadre qui concernera l’activité et la liberté syndicales et qui sera en totale rupture avec la loi actuelle en vigueur depuis plus de 32 années », a précisé M. Youcef Cherfa lors de l’entretien qu’il a accordé à La Patrie News. En effet, l’exercice des libertés syndicales avait besoin d’un grand coup de balai pour l’accorder aux grands chamboulements intervenus dans la société algérienne et être en conformité avec les termes même de la nouvelle Constitution, votée par les algériens dernièrement. Ce sera une loi qui prendra en charge toutes les libertés syndicales et qui protégera le travailleur contre toute atteinte à sa liberté syndicale. Elle sera aussi l’expression du respect par l’Algérie de toutes les conventions signées avec les instances internationales et concernant le monde du travail.

La préservation de la pérennité des entreprises

La pandémie de covid19 a causé, durant les deux années 2020/2021, de grands handicaps financiers aux économies mondiales, dont celle de l’Algérie. De nombreux pays ont été obligés de procéder à des compressions drastiques dans les emplois, aussi bien dans l’administration que dans les entreprises économiques lourdement impactées par la pandémie et le confinement qui en a résulté, induisant un ralentissement étranglant dans toutes les activités.

En Algérie, l’impact a été très fort, mais les mesures salvatrices prises par les pouvoirs publics ont permis de sauvegarder les emplois et d’éviter la banqueroute à de très nombreuses entreprises. En effet, la CNAC, assure M. le ministre, n’a enregistré aucun nouveau chômeur « c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de compression d’effectif pour raisons économiques ».

Ainsi, le président Tebboune avait décidé l’exonération des pénalités de retard dans les versements des cotisations de la sécurité sociale pour plus de 665000 entreprises, soit un montant de 36 milliards de dinars effacés par l’Etat, en plus d’un autre montant de 113 milliards de dinars qui ont fait l’objet de rééchelonnement arrivant jusqu’à 5 ans. Grâce à ces mesures, les entreprises concernées ont été sauvées d’une banqueroute certaine et se retrouvent actuellement en phase de création d’emplois.

Création de plus de 33 200 emplois depuis le début de 2022

Les orientations du président Abdelmadjid Tebboune tendant à lever les contraintes pour les investissements qui étaient bloqués depuis des années ont eu des résultats probants puisque, en un laps de temps très court, neuf-cent quinze entreprises sont pratiquement opérationnelles et ont généré plus de 33 200 postes de travail. Ce n’est que le commencement et les retombées bénéfiques sur l’économie nationale et particulièrement sur l’emploi sont déjà là.

Il serait peut-être fastidieux d’énumérer toutes les mesures décidées par le président de la république mais l’Algérie nouvelle est bien là, il reste encore à faire d’autres choses, mais le principal est là : redonner confiance à la population, répondre à ses besoins, être à son écoute et améliorer ses conditions de vie, sont des mesures déjà là, palpables, que personne ne peut ignorer.

Les promesses électorales du candidat Abdelmadjid Tebboune ne sont pas restées au stade de vœu pieux, elles ont été concrétisées, les citoyens algériens en ressentent les effets et les comptabilisent. C’est le début d’une ère nouvelle faite de justice sociale, de sécurité et de pérennité de l’Etat.

Tahar Mansour

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