Enseignement supérieur : actualisation des cadres législatif et organisationnel

Enseignement supérieur : actualisation des cadres législatif et organisationnel

Afin de se mettre au diapason des grands changements intervenus dans le secteur de l’enseignement supérieur à travers l’ensemble des pays de la planète, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique s’est attelé à mettre en œuvre un grand chantier destiné à actualiser le cadre législatif et organisationnel en Algérie. Abdelbaki Benziane, en fin manager et pédagogue, en a fait son cheval de bataille car, rappelle-t-il : « nous avons mis en place nombre de mesures tendant à inciter les responsables au niveau local, les étudiants, les chercheurs, le secteur socioéconomique à s’élever à des niveaux supérieurs de gestion et à libérer leurs initiatives sans entrave, mais il faut que le cadre législatif et organisationnel suive pour canaliser les efforts et les initiatives sans sortir du cadre légal et en protégeant en même temps le gestionnaire et le bien public ».

Dans cette optique, le ministère a engagé diverses réflexions et a préparé la révision de certains textes de loi et organiques touchant divers domaines du secteur, institutionnel, qualitatif, de gestion ainsi que le système de la formation supérieure. Certains textes ont déjà été mis en application alors que d’autres sont encore à l’étude au niveau du gouvernement.

La révision des textes législatifs et organisationnels s’est déroulée sous de grands thèmes englobant la révision du cadre législatif de l’enseignement supérieur, l’élargissement du réseau des établissements d’enseignement supérieur et la réforme du système de la formation supérieure.

Afin de mener des réformes profondes et réelles englobant toutes les composantes de la famille universitaire, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a tenu à faire participer l’ensemble de la composante universitaire, enseignants, chercheurs, étudiants, dirigeants, administrateurs, etc… Après avoir présenté le projet de réforme à tous au cours des différentes conférences régionales des universités, le ministère est sorti avec une mouture consensuelle qu’il a déposé auprès du secrétariat général du gouvernement pour étude.

Le projet englobe plusieurs réformes touchant le coté pédagogique, l’organisation des diplômes et attestations, mettre en place le cadre juridique pour la création d’établissements privés d’enseignement supérieur.

Le projet de réforme du secteur de l’enseignement supérieur obéit à quatre principes fondamentaux qui sont le respect du campus universitaire, garantir l’harmonie de l’institution de l’enseignement supérieur, l’amélioration de la gouvernance au sein des établissements universitaires, l’ouverture de l’université sur son environnement, la coopération entre les établissements universitaires et le rapprochement avec le secteur socioéconomique.

Les nouveaux textes en préparation concernent des réformes du système des études pour l’obtention de la licence, du master et du doctorat et amélioreront la qualité de l’enseignement supérieur et garantiront l’harmonisation de l’ensemble de ses étapes.

Le statut du professeur chercheur et du chercheur fera lui aussi l’objet de réformes profondes qui lui garantiront un parcours professionnel honorable, la facilitation pour l’obtention de bourses de recherches et la possibilité de mener ses recherches à travers l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur du territoire national.

Les centres de recherche scientifique et les agences thématiques de recherches verront aussi une amélioration de leurs statuts et un meilleur encadrement de leurs activités grâce à des textes de loi qui sont en cours de préparation au niveau central.

Tahar Mansour