Entretien/Slimane Aradj, doyen de la faculté de sciences-po et des relations internationale, à La Patrie  News : « Le retour en force de l’Algérie fait peur à beaucoup de monde »

Entretien

Slimane Aradj, doyen de la faculté de sciences-po et des relations internationale, à La Patrie  News : « Le retour en force de l’Algérie fait peur à beaucoup de monde »

Slimane Aradj, doyen de la faculté des sciences politiques et des relations internationales, est une véritable encyclopédie vivante, en dépit de son jeune âge. Au reste, son érudition le dispute à sa modestie. Très sobrement, il nous reçoit dans son bureau pour évoquer les sujets politiques et diplomatiques du moment.

Cela non sans commencer par la prorogation jusqu’au 19 de ce mois du délai accordé aux journalistes désirant concourir pour le prix du président.

Slimane Aradj préside en effet la commission chargée d’évaluer les travaux devant lui être soumis incessamment. Alors, ce report, explique notre interlocuteur, vise en premier lieu à permettre au plus grand nombre de journalistes de concourir.

Cette décision de report traduit également la place prépondérante accordée par les pouvoirs publics aux médias, notamment à l’ombre de la nouvelle Algérie. Et d’enchainer pour mettre en avant le rôle essentiel joué par les journalistes algériens durant toutes les phases critiques de notre histoire. « Ce prix représente l’ensemble des journalistes algériens.

Il incarne aussi la reconnaissance des autorités envers les efforts et les sacrifices consentis par les professionnels des médias au service de leur patrie. Et d’enchainer sur le choix du thème fixé pour le concours de cette année. Celui-ci consiste à traiter de liberté, mais dans un cadre responsable.

Pour Slimana Aradj, en effet, « ce thème s’enchaine parfaitement avec le précédent, à savoir, la mutation et l’adaptation à l’ère du numérique. Cette mutation, qui progresse en effet à pas de géant, place la presse aux premières lignes du front intérieur dédié à la défense de la patrie. « La presse est appelée à jouer le rôle de passerelle vers la nouvelle Algérie ».

Sa responsabilité en devient autrement. Cela à fortiori que l’Algérie est d’évidence visée par de nombreux complots à cause de la justesse de ses positions. Son retour en force sur la scène diplomatique, dès lors, dérange et contrarie pas mal d’ambitions délictueuses, et contraires aux desiderata des peuples de la région.

Et d’enchainer pour dire que « le duo responsabilité-liberté » est au centre de nos préoccupations et de nos défis futurs ». Il appartient en journaliste professionnel en effet de trouver le juste milieu, ou le bon dosage entre liberté et responsabilité.

La démocratie participative à laquelle aspire l’Algérie réside aussi en cela. La presse est aux premières lignes dans notre guerre contre les fake-news, les discours haineux, les appels à la violence… pour notre interlocuteur, qui place la presse à l’avant-garde de ce combat, « le journalisme n’est pas seulement un métier, mais carrément une vocation, une mission et un engagement ».

Pr Slimane Aradj : « Le journalisme est un djihad dans le sens le plus noble du terme

En sa qualité de doyen de la faculté des sciences politiques et des relations internationales, le professeur Slimane Aradj sait sans doute mieux que personne que le rôle du journaliste, en cette période guerres de quatrième génération et de menaces pressantes qui pèsent sur l’Algérie, est nodal et primordial.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il l’assimile carrément à un authentique djihad dans son sens le plus noble qui soit. Pour lui, il est évident que l’Algérie n’est pas à l’abri des menaces de guerres nouvelles, à caractère biologique, électronique ou médiatique.

Dans ce sens, rappelle-t-il, le journaliste a joué un rôle de premier plan aux côtés de l’armée blanche, celle du personnel de santé, face à cette pandémie de coronavirus. Il en va de même lorsqu’il s’agit d’aider à lutter contre toutes les formes de crimes ou de terrorisme.

Pour lui, en effet, le traitement de l’information sécuritaire se fait avec beaucoup de professionnalisme grâce à la grande expérience acquise par la presse algérienne durant ses longues années de lutte contre le terrorisme. Cet atout majeur est également le propre de l’armée algérienne, et de toute la société.

Cela représente n atout considérable en faveur du renforcement de notre front intérieur. Ce constat très rassurant n’empêche pas notre interlocuteur d’interpeller tous les journalistes afin qu’ils redoublent d’efforts en faveur de la prise de conscience générale et citoyenne.

« La bataille actuelle repose sur l’aide à la prise de conscience, aux regard des graves complot qui sont ourdis contre l’Algérie ».

Pr Slimane Aradj : « Le Maroc mène une guerre par procuration contre l’Algérie ! »

En sa qualité de doyen de la faculté des sciences politiques et des relations internationales, le professeur Slimane Aradj a estimé dans l’entretien accordé à La Patrie News que « la menace que fait peser le Maroc sur l’Algérie est plus présente et pressante que jamais ». et d’expliquer que la patience de l’Algérie a été tout bonnement incommensurable au nom du respect du bon voisinage, et de notre fraternité avec le peuple marocain, hélas opprimé, et foncièrement opposés et nombreuses manœuvres hostiles déployées par le Makhzen contre l’Algérie. Pour lui, « le Maroc s’est mis au service d’un agenda directement tourné vers la déstabilisation de l’Algérie  et de toute la région ».
Et d’expliquer que l’Algérie est visée à cause de la justesse et de la noblesse de ses positions internationales. Notre rôle en faveur de la stabilité et de la paix dérange grandement les entités mises au service de ces agendas. Fait inédit, tel que souligné par Ramtane Lamamra, notre chef de la diplomatie, « c’est la première fois que l’entité sioniste se permet d’attaque l’Algérie nommément et explicitement à partir d’un pays voisin, arabe et musulman, le Maroc en l’occurrence.
Or, cela « trahit l’état de désespoir dans lequel se débat Rabat et ses complices, embarqués dans leurs complots contre notre pays. On a cherché à nous mener vers une transition aux conséquences désastreuses.
Devant l’échec de ces tentatives, ce sont les différentes institutions de la Républiques qui ont été visées l’objectif étant de générer un vide intentionnel, et mettre en péril la stabilité de la nation algérienne.
Ces attaques ont été vite suivies par des tentatives de divisions et de sécession au sen de la population algérienne. Touts ces complots ont été déjoués grâce à la mobilisation générale ». Ces comploteurs redoublent d’ardeur dans leurs attaques et actions de sape, car ils savent que la nouvelle Algérie, une fois à bon port, sera une force quasi-invincible, au service de la paix, la stabilité et le développement harmonieux, profitable à tous.

Pr Slimane Aradj : « L’attaque de Macron contre nous ne fait que trahir son extrême désespoir »

En sa qualité de doyen de la faculté des sciences politiques et des relations internationales, le professeur Slimane Aradj n’a pas manqué d’aborder avec nous l’attaque inédite qui a visé l’Algérie de la part du président français Emanuel Macron. Pour notre interlocuteur, ces propos, tout aussi faux que dénués de sens, trahissent avant tout l’extrême désespoir de leur auteur.
Ces propos n’ont don eu aucun impact conséquent sur le peuple algérien, ainsi que sur l’ensemble de ses institutions. Et de développer pour dire que « ce que les ancêtres de Macron n’ont pas réussi à faire en plus d’un siècle d’occupation avec les le feu et le fer, ce n’est pas avec ses quelques mots qu’il va inverser la balance en sa faveur ». Macron, sous pression à cause d’un présidentielle qui  s’annonce incertaine pour lui, ne mérite que des réponses hautaines et méprisante.
Si la puissance de l’Algérie relève désormais d’un constat axiomatique, sa civilisation, bordée par le berceau de l’humanité, est la plus ancienne du monde après celle éthiopienne. Les vestiges découverts à Ain Lahneche à Sétif remontent en effet à pas moins de 2,4 millions d’années. De quoi forcer le respect et la considération de tous, mais aussi imposer silence à ce président menteur et belliqueux.

Pr Slimane Aradj : « Les revendications du Hirak authentique ont été pleinement satisfaites »

Observateur avisé de la vie politique nationale, Pr Aradj jette un regard lucide et clairvoyant sur le phénomène inédit et historique du hirak originel et authentique. A notre question de savoir si selon lui les revendications de celui-ci ont été satisfaites, sa réponse fuse immédiatement, claire et sans ambages : « tous les acquis obtenus depuis le 22 février 2019, date de naissance du hirak authentique sont tout simplement inestimables.

La détermination, l’unité et le pacifisme du peuple algérien ont forcé l’admiration de la planète entière ». Ce n’est pas tout, notre interlocuteur parle aussi d’un projet de réformes global, parfaitement en phase avec les aspirations du peuple algérien.

Ce sont là des acquis inestimables ». L’espoir, et quoi qu’en disent certains, revient bel et bien. Et d’enchainer sur la nouvelle constitution, adoptée par le peuple algérien via une consultation référendaire.

Pour lui, en effet « cette nouvelle constitution est une réponse directe aux revendications soulevées par le peuple algérien à travers son hirak. Le retour de la confiance et de la représentativité des institutions élues est un fait avéré, et constaté de jour en jour sur le terrain ».

Selon lui, en effet, la parole est définitivement revenue au peuple. Et à notre question sur les faibles taux de participation aux dernières élections, cet universitaire agrégé en sciences politique explique que la démobilisation des électeurs à l’endroit des urnes est un phénomène planétaire généralisé, qui n’épargne désormais aucune démocratie de par le monde.

Ce phénomène est lié au pragmatisme et au matérialisme nouveau qui fondent désormais toutes les sociétés modernes du monde. Le citoyen-électeur veut tout et tout de suite. Il va sans dire que notre interlocuteur met également à profit sa réponse à cette question pour lancer un appel pressant aux citoyens à participer massivement aux prochaines élections locales, afin de donner plus de poids aux APC et aux APW, de renforcer le front intérieur et de donner  un poids supplémentaire à notre démocratie représentative et participative, qui se trouve en phase finale d’édification.

Les électeurs, qui boudent les urnes, vont y revenir de plus en plus quand ils vont se rendre compte que leurs voix ne sont plus ignorées. La démocratie représentative et participative en Algérie est un fait avéré, et pas seulement une vulgaire vue de l’esprit.

Et d’expliquer que la forme d’organisation des pouvoirs cristallisée par cette nouvelle constitution est un régime parlementaire raisonnable ou modéré. Plus de pouvoir est dès lors consenti au Parlement au détriment du pouvoir exécutif.

Ces acquis notables sont conformes à certaines démocraties séculaires et sont pleinement en phase avec ce dont a besoin l’Algérie nouvelle, pour faire face aux menaces extérieures et aux défis intérieurs.

Quant au conseil supérieur de la jeunesse et l’observatoire de la société civile, ce sont des forces de propositions, appelés à soutenir, orienter et corriger en cas de besoin la politique gouvernementale.

La jeunesse, qui représente 70 % de la population aura donc droit de cité, ainsi que son mot à dire, ce qui n’est certainement pas négligeable. Ce conseil prépare aussi les leaders et dirigeants de demain.

Pr. Slimane Aradj : « Le prochain sommet de la Ligue arabe sera porteur de grands résultats »

Le retour en force de notre diplomatie, vue sous le prisme de l’expert en relations internationales qu’est le professeur Slimane Aradj prête à penser d’ores et déjà que le prochain sommet de la Ligue arabe, prévu à Alger dans les tous prochains mois, a toutes les chances de déboucher sur des résultats tout aussi probants que notables. Peut-être y sera-t-il même question du retour de la Syrie au sein de cette guilde.

C’est en effet, explique notre interlocuteur, la place naturelle de Damas parmi les siens. Slimane Aradj croit très fort à l’avenir de cette ligue, malgré ses errements et son égarement. Malgré son fonctionnement anachronique et antidémocratique aussi. Malgré, surtout, sa trahison quasi-consommée de la cause palestinienne.

En tous cas, pour notre interlocuteur, « le retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe n’est pas seulement un choix, mais carrément une nécessité absolue ». Notre interlocuteur, très optimiste, estime que « ce sommet sera exceptionnel sous tous ses aspects et à touts points de vues.

Mohamed Abdoun

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