Envoyé spécial au Sahara Occidental : Staffan de Mistura pressenti pour succéder à Köhler

Envoyé spécial au Sahara Occidental : Staffan de Mistura pressenti pour succéder à Köhler

Selon des sources recoupées et dignes de foi, nous apprenons que les deux parties en conflit au Sahara Occidental seraient sur le point de s’entendre sur le nom du nouvel envoyé spécial de du secrétaire général de l’ONU dans cette partie non-autonome d’Afrique, et dernière colonie existant au sein de ce continent.

Il s‘agit du diplomate italo-suédois Staffan de Mistura. Ce dernier est un fonctionnaire des Nations Unies et ancien membre du gouvernement italien.

Après une carrière de 40 ans dans divers organismes des Nations unies, il a été nommé sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères puis ministre adjoint des Affaires étrangères au sein du cabinet italien dirigé par Mario Monti. De 2014 à 2019, il a été Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie.

Parmi les postes précédents de Staffan De Mistura à l’ONU figurent notamment celui de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Irak (2007-2009) et en Afghanistan (2010-2011), Représentant personnel du Secrétaire général pour le Sud-Liban (2001-2004)3 et Directeur du Centre d’information des Nations Unies à Rome (2000-2001). Ses missions l’ont notamment conduit à se rendre en Afghanistan, en Iraq, au Rwanda, en Somalie, au Soudan ou encore en ex-Yougoslavie.

À la tête de près d’une trentaine de missions des Nations unies, Staffan de Mistura a encouragé le dialogue politique, dirigé les efforts d’assistance humanitaire, de développement, de reconstruction ou encore encadré la supervision d’élections. Au regard du parcours professionnel de ce diplomate chevronné, il semble qu’il est bel et bien l’homme de la situation, mais celui de la dernière chance aussi.

Les dirigeant du Polisario, et le peuple sahraoui refusent en effet de patienter une trentaine d’années supplémentaires avant de décider librement et souverainement de leur destin par voie référendaire.

Homme des misions difficiles, voire impossibles, ce diplomate semble être le « moins  mauvais candidat » pour occuper ce poste hautement sensible après l’échec et la démission patente de l’ON à cause du soutien de Paris clairement affiché au colonialisme marocain et de l’illégale déclaration de Donald Trump sur ce sujet. Plus de détail suivront…

Mohamed Abdoun