Exploitation illégale des ressources du Sahara Occidentale : Comment le Polisario a remporté une victoire décisive sur le Maroc…

Exploitation illégale des ressources du Sahara Occidentale : Comment le Polisario a remporté une victoire décisive sur le Maroc…

Une conférence virtuelle ayant pour thème la « lutte juridique contre l’exploitation illégale des ressources du Sahara Occidental » a été organisée mardi-soir par la très dynamique ligue de la jeunesse sahraouie contre l’occupation marocaine. Cette conférence, à laquelle ont pris part de nombreux avocats du Polisario et experts en droit international, s’est avérée particulièrement intéressante et instructive.

La raison en est que l’ensemble des intervenants, jouissant d’une parfait maitrise de ce dossier, se sont accordés à dire que « la décision rendue en date du 29 septembre passé par la cour européenne de justice scelle un tournant décisif et historique en ce qui concerne la défense de la cause sahraouie, et la décolonisation de ce territoire qualifié de non-autonome par l’ensemble des instances onusiennes ».

Plusieurs raisons permettent en effet à tous les défenseurs de cette cause de crier victoire sans avoir d’être déçus par la suite. Cette décision de justice, qui soustrait les territoires sahraouis des accords conclus par le Maroc avec de nombreux Etats et multinationales européens, c’est que, contrairement à la décision de 2016 qui abondait également dans le même sens, celle dont il est question présentement est e effet la seule et la première qui reconnaît explicitement la représentativité t la légitimité du front Polisario par rapport au peuple sahraoui.

Auparavant, les nombreuses multinationales installées au Sahara Occidentales, notamment italiennes, danoises belges et néerlandaises, arrivaient adroitement et facilement à contourner la précédente décision de justice rendue contre elles en 2016. Il y était mentionné, en effet qu’aucune exploitation de ces ressources n’était jugée légale sans l’accord du peuple sahraoui.

C’est en effet là que résidait la faille, attendu qu’il leur était extrêmement  facile de contourner cette obligation en consultant n’importe quel colon se faisant passer pour un sahraoui. La tenue même du référendum d’autodétermination a été retardée par les tentatives du Maroc d’inclure dans ses recensements des centaines de milliers de Marocains installés dans les territoires occupés.

Car le Sahara Occidental fait bel et bien l’objet d’une colonisation de peuplement, ce qui assimilable à un crime contre l’humanité. Aujourd’hui, donc, ces « combines » deviennent impossibles. Le front Polisario est officiellement et juridiquement le représentant unique et légitime du peuple sahraoui. L’estimation du manque à gagner  de la RASD (république arabe sahraouie et démocratique), est de l’ordre de 6 milliards d’euros.

Le Maroc tombe bel et bien de haut. Des moyens juridiques efficaces existent en effet pour obliger ces sociétés à quitter le Sahara Occidental, à défaut de pouvoir traiter directement avec le front Polisario.

Ce n’est pas tout. Si le Maroc dispose de deux mois pour faire appel  contre la décision de justice rendue contre lui, le tribunal européen a adopté pas moins de cinq « attendus », ce qui rend impossible une remise en cause de ce jugement européen. La fin de la colonisation marocaine approche à grands pas.

Le nerf de la guerre, qui n’est autre que l’argent, est en effet d’être asséché grâce à la ténacité des dirigeants du Polisario et de leurs nombreux soutiens de par le monde.

Mohamed Abdoun