Faits marquants de 2021 : Le chef de l’Etat dissout l’APN

Faits marquants de 2021 : Le chef de l’Etat dissout l’APN

 

Le 1er mars 2021, le décret exécutif présidentiel, portant dissolution de l’Assemblée populaire nationale, est publié au Journal officiel. Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé cette décision, deux semaines auparavant dans un discours à la Nation.

Il l’avait motivée par sa volonté de respecter un engagement pris lors de sa campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre 2019, soit reconstruire l’édifice institutionnel sur de nouveaux fondements.

« J’ai décidé de dissoudre l’APN dans sa composante actuelle. Nous allons passer, de suite, à des élections où l’argent, sale ou pas, n’aura point de place. Des  élections qui ouvriront leurs portes aux jeunes, pour que cette catégorie « ait son poids politique ».

Les députés, issus des législatives du mois de mai 2017, ont plié baggages, presque quinze mois avant la fin leur mandat. Beaucoup d’entre-eux ne pouvaient guère espérer un retour dans le temple parlementaire.

La Constitution, adoptée par voie référendaire le 1er novembre 2020, limite le nombre des mandats de de députés à deux, privilégiant le principe de l’alternance.

Les législatives anticipées sont programmées pour le 12 juin 2021. 24 millions d’électeurs sont courtisés, alors, par 1500 listes électorales, dont plus de la moitié se présente sans chapelle partisane. Le taux de participation est relativement faible : 23%.

Les résultats du scrutin confortent, néanmoins, la tendance du vote-sécurité. Le tandem FLN et RND rafle la mise. Il est talonné de près par les indépendants.

Le 27 novembre 2021, sont organisées les élections municipales anticipées. La configuration des assemblées communales et de wilayas ressemblent à celle de la chambre basse du Parlement, mais avec une participation plus importante des électeurs.

Soulef B. 

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