Financement des déficits budgétaires : nécessité d’un plan précis et crédible

Financement des déficits budgétaires : nécessité d’un plan précis et crédible

«L’Algérie fait face à une crise économique et financière profonde. Elle ne dispose pas de ressources suffisantes pour s’en sortir seule. Il faut donc en urgence articuler une stratégie de sortie de crise qui permettra également de mobiliser les appuis financiers nécessaires», prévient Abdelrahmi Bessaha, économiste au FMI.

A ses yeux, cette stratégie ne peut être crédible «sans un plan clair et précis à moyen terme de rédaction les déficits budgétaire et extérieur». Il y a aussi nécessité d’une «nouvelle stratégie de financement les déficits budgétaires» qui permet d’établir un équilibre fondamental entre le besoin d’assainir les finances publiques et celui de préserver la croissance économique.

Pour le Dr. Bessaha, le financement de déficit «doit combiner les sources variées afin d’éviter les déséquilibres macroéconomiques et concentrer le fardeau de financement sur les seules sources domestiques qui déclencheraient un effet d’éviction». Le recours aux ressources locales et extérieures «doit donc être envisagé en combinaison avec une vente des actifs de certaines entreprises publiques». Une mesure, explique l’économiste, qui «permettra de créer un marché financier local et de développer l’actuel marché les valeurs immobilières».

Dans le même ordre d’idées, l’économiste propose des «réformes profondes pour optimaliser le recouvrement les recettes fiscales ordinaires, rationaliser les dépenses courantes et améliorer l’efficience les dépenses en capital».

D’autre part, il serait question de définir une «stratégie de gestion de le dette de gouvernement afin de mobiliser les montants de financement requis conformément aux conditions de risque et de coût fixés et en cohérence avec les objectifs de développement ainsi que les niveaux et de taux de croissance de le dette publique».

Yacine Bouali

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