FLN : Baâdji bientôt devant le tribunal de Bir Mourad Rais

FLN : Baâdji bientôt devant le tribunal de Bir Mourad Rais

Il faut dire que, malgré toutes les tentatives des uns et des autres, le parti du Front de Libération Nationale n’est pas encore sorti du marasme et des conflits internes qui le minent depuis plus de deux années. En effet, nous rapportions dans nos précédentes publications qu’une majorité de membres du Comité Central de l’ex parti unique avaient introduit une demande auprès du ministère de l’intérieur pour tenir une réunion du CC afin de préparer le Congrès et élire un nouveau Secrétaire Général du parti. Les signataires de la motion, qui se sont constitués en Instance de Coordination Nationale, se sont rendus au siège du parti à Alger et ont signifié au SG, Abou Alfadl Baâdji, la fin de son mandat car ‘le mandat pour lequel il a été installé en qualité de SG du FLN (par intérim) est arrivé à expiration depuis plusieurs mois déjà et le Comité Central, instance responsable entre deux congrès, estime qu’il est temps de convoquer une réunion pour la préparation d’un Congrès et élire un nouveau secrétaire général’, nous a-t-on expliqué.

Il a fallu beaucoup de sagesse et de retenue aux membres du CC pour éviter une escalade le jour où ils sent r soendus au siège du parti et, malgré tout, la journée s’est terminée sans gros problèmes.

Pour parfaire leur action, les membres du CC réunis sous la bannière de l’Instance de Coordination Nationale sous la présidence du M. Mohamed Issaad Mohamed, ont décidé d’organiser une réunion en date du jeudi 9 septembre courant à laquelle ils ont invité tous les membres du CC, les mouhafedh de l’ensemble du territoire national, les chefs de kasmas et les militants. Le même jour, Abou Alfadl Baâdji décida d’organiser une réunion de ses fidèles au même endroit, c’est-à-dire au siège du FLN à Hydra.

Jeudi 9 septembre 2021, les deux ailes se sont rencontrées au niveau du siège et de graves évènements s’y sont déroulés, notamment, selon les dires plusieurs membres du CC, le fait qu’ils aient été ‘séquestrés’ pendant plus de quatre heures à l’intérieur du siège du parti, des militants fidèles à Baâdji les y auraient enfermés. Une plainte fut alors déposés par des membres du CC dont Ali Lemrabet, Mohamed Yessaad Mohamed, Bachir Chara et plusieurs autres membres du Comité Central. Une plainte a été alors déposée auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs par laquelle les plaignants déclarent que : « Nous nous sommes rendus au siège du Parti pour assister à la réunion du Comité Central du Parti FLN et, dès que nous sommes arrivés et que nous nous apprêtions à entrer, des individus se sont approchés et ont séquestré trois des membres du CC qui sont Ali Lemrabet, Mohamed Yessaad Mohamed et Bachir Chara en les maintenant à l’intérieur des bureaux et en fermant les portes », lit-on dans la plainte adressée à la justice. Les plaignants continuent en déclarant que les trois membres du Comité Central ont été séquestrés de 7 h 30 de la matinée du jeudi 9 septembre jusqu’à 11 h 30 de la même journée, en les empêchant de sortir et même de se rendre aux toilettes. La plainte signale que ce sont des individus étrangers au parti qui ont été mandatés par Abou Alfadl Baâdji qui les auraient séquestrés et qui auraient, au même moment, empêché les autres membres du CC de pénétrer à l’intérieur du siège du parti. En outre, ils indiquent que les individus qui ont séquestré les trois membres du CC étaient munis d’armes blanches et qu’ils ont détruit les portes du siège du parti après que celles-ci aient été ouvertes par les autres membres restés dehors.

Suite à cette plainte, nous apprenons de source proche du dossier qu’Abou Alfadl Baâdji serait convoqué par la justice pour être entendu au sujet des accusations portées contre lui par les plaignants.

De son côté, le SG du parti Abou Alfadl Baâdji a aussi déposé plainte contre des membres du CC les accusant d’avoir pénétré de force au siège du parti.

Il reste maintenant à la justice de trancher cette malheureuse affaire qui porte un préjudice certain au parti FLN car, dans l’Algérie Nouvelle personne n’est au-dessus de la loi.

Dj. A