France/ Justice : François Fillon condamné en appel, à quatre ans de prison

France/ Justice : François Fillon condamné en appel, à quatre ans de prison

La justice française s’est prononcée une seconde fois, ce lundi, dans l’affaire dite des « emplois fictifs » impliquant François Fillon et son épouse, Penelope.

L’ancien premier ministre a en effet, « condamné  à quatre ans de prison, dont un ferme, et son épouse, Penelope, à deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende », rapporte l’AFP ce lundi.

François Fillon, 68 ans, et Penelope Fillon, 66 ans, qui contestent depuis l’origine tout emploi fictif, n’étaient pas présents au prononcé de la décision, pas plus que l’ancien suppléant du premier au poste de député dans la Sarthe, Marc Joulaud, 54 ans.

« Ils ont tous trois annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, afin d’étudier  l’atteinte à la séparation des pouvoirs, la conduite inéquitable de cette procédure ou encore l’acquisition de la prescription «, selon leurs avocats, cités par l’Agence française.

Pour rappel, jugé en première instance, le 29 juin 2020, « le locataire de Matignon de 2007 à 2012 avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité, pour détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux ».

Sa femme s’était vu infliger trois ans d’emprisonnement avec sursis, 375 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité, et M. Joulaud trois ans avec sursis, 20 000 euros d’amende avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.

Cette affaire politico-judiciaire, rappelle BMTV, a débuté en janvier 2017 quand le Canard enchaîné révélait que « Penelope Fillon a été embauchée comme assistante de son mari puis de son suppléant sur trois périodes entre 1998 et 2013 ».

Un emploi pour lequel elle a été rémunérée, pour la justice, à 612.000 euros nets. Si cette pratique n’a rien d’illégal, c’est la véracité de l’emploi de Penelope Fillon qui est dénoncée.

La relecture des discours, la gestion du courrier? Autant de tâches «impalpables», avait dénoncé l’avocat général lors de son réquisitoire en novembre dernier. Les «remontées d’informations» depuis le terrain? Une activité «évanescente, pour ne pas dire vaporeuse», avait-il encore insisté, évoquant un travail «redondant» avec celui d’autres collaborateurs.

R.I

Related Articles

Stay Connected

22,765FansJ'aime
3,362SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles