France : Macron hésite à panthéoniser Gisèle Halimi à cause de son soutien à l’indépendance de l’Algérie

France : Macron hésite à panthéoniser Gisèle Halimi à cause de son soutien à l’indépendance de l’Algérie

En France, la panthéonisation – acte d’honorer une personnalité et transférer ses restes au Panthéon à Paris – de l’avocate et militante Gisèle Halimi pourrait être compromise. En cause : ses positions prises sur la guerre et l’indépendance de l’Algérie sont jugées « clivantes ».

Depuis son décès, le 28 juillet 2020, les appels à panthéoniser Gisèle Halimi n’ont pas cessé. Dans son rapport rendu au président français, au mois de janvier, l’historien Benjamin Stora allait dans le même sens, recommandant sa panthéonisation en tant que « figure d’opposition à la guerre d’Algérie ».

Favorable à cette idée dans un premier temps, Emmanuel Macron semble vouloir faire machine arrière. Selon la radio France Inter reprise ce samedi par France24, il pourrait renoncer à ce projet.

Car, au Palais de l’Elysée, l’on considère les positions en faveur de l’indépendance de l’Algérie, exprimées par l’avocate, comme « entravantes » à sa panthéonisation. « Cela pourrait être considéré comme une ‘insulte’ par certaines associations de pieds-noirs et de harkis », ajoute la même source.

Au mois de janvier, un collectif de femmes et filles de harkis a publié une tribune dans Le Figaro dans laquelle Gisèle Halimi est accusée d’avoir affiché son mépris pour les harkis à plusieurs reprises.

Défenseure ardente de la cause algérienne, Mme Halimi était l’avocate de plusieurs militants du Front de libération nationale (FLN) dont la moudjahida Djamila Boupacha.

Skander Boutaiba