France : rassemblement de solidarité avec la Palestine

France : rassemblement de solidarité avec la Palestine

Reprenant la citation de Nelson Mandela, « Notre liberté est incomplète sans celle des Palestiniens », près de 200 personnes se sont rassemblées à Aix-en-Provence (13) ce mercredi 19 mai en soutien à la Palestine ce mercredi soir.

Le contexte de ces derniers jours en Cisjordanie, insupportable, est attisé par des déclarations au plus haut niveau de l’État qui visent à stigmatiser l’opposition aux massacres et à criminaliser l’indignation.

Aussi, les interventions de représentants des progressistes aixois sont empreintes d’émotion, ce mercredi soir à la Rotonde. La place du Général-de-Gaulle, « un grand résistant et ami du peuple Palestinien.

Que dirait-il aujourd’hui ? », interroge Benoît Hubert, d’Aix Solidarités. Philippe Sénégas, de la LDH, fustige pour sa part « l’Union européenne incapable de mettre en place une stratégie », tout autant que « la stratégie de la France de mettre sur le même plan occupant et occupés».

En même temps, le gouvernement « interdit les manifestations en faveur des droits des Palestiniens et confirme ainsi ses atteintes récurrentes aux libertés ». Selon David Tessier, de la FSU, la Palestine « est un pays jeune, qui a besoin d’instruction.

On ne va pas à l’école sous les bombes. Nous devons porter des exigences concrètes de justice pour que les Palestiniens puissent vivre », tonne-t-il, alors qu’Israël « viole dans les territoires occupés toutes les règles de la légalité internationale ».

Rémy Jean, pour Ensemble !, refuse « la petite musique qui renvoie l’oppresseur et l’opprimé dos à dos. C’est un scandale. Depuis 1967 les gouvernements israéliens successifs n’ont pas cessé d’annexer, de coloniser des territoires Palestiniens ».

Benjamin, du collectif Coll.e.c, parle « d’apartheid infâme, de privation des services les plus élémentaires ».

En retour, Juliette, de Palestine en résistances, appelle à « B.D.S. – Boycott, Désinvestissement, Sanctions » contre Israël. Elle est vivement applaudie, tandis que Luc Foulquier, pour le PCF d’Aix, résume : « Si la France ne prend pas clairement position du côté des opprimés, elle ne sera plus un peuple libre. »

A.O