Gestion des risques majeurs :   Á quand un observatoire spécialisé ?

Gestion des risques majeurs :   Á quand un observatoire spécialisé ?

Les meurtrières inondations survenues le 10 novembre 2001 à Bab El Oued, vaste quartier populaire de la capitale, a entrainé la mort de 800 personnes, engendré 15 000 sans-abri et provoqué pour quelque 30 000 milliards de dinars de dégâts matériels.

Revenant sur ce triste événement,  l’expert en gestion des risques majeurs, le professeur Abdelkrim Chelghoum qui intervenait ce mardi sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, a fait observer que la promulgation, le 25 décembre 2004, d’une loi destinée à organiser la stratégie de prévention des risques majeurs,  celle-ci continue, «  de buter sur une série de problèmes ».

« Cette loi élaborée après le tremblement de terre de Boumerdès, été  figée en ce sens où ce qui devait être un Observatoire national de gestion des risques majeurs, installé finalement en 2012, s’est trouvé remplacé par une simple direction relevant du ministère de l’Intérieur, ce qui est, aberrant », a-t-il déploré.

Reconnaissant cependant, qu’il y a eu beaucoup d’efforts de faits en matière d’élaboration de procédures de prévention et de protection contre les risques majeurs, tels que les séismes, les inondations, les feux de forêt les catastrophes industrielles, les marées noires et les épidémies, où ce qui est actuellement observé à travers la prolifération de la pandémie du Covid 19, en Algérie et dans le monde, l’expert a estimé  qu’il faut en finir avec les discours, «  sans suite »

Il a dans ce sens, rappelé que depuis 2001, l’Algérie a été endeuillée par 120 catastrophes de grande ampleur, relevant  qu’il reste toujours à instituer les règles d’une stratégie de prévention et de gestion et de protection contre les risques majeurs, dont il considère qu’elle devrait être confiée à un observatoire agissant sous la direction du chef de l’État.

Commentant la lutte entreprise actuellement pour tenter de freiner la pandémie du Coronavirus, le Pr Chelghoum, déclare aurait souhaité voir s’installer au lieu et place d’un Conseil scientifique chargé de gérer cette crise sanitaire, un organe appuyé par des épidémiologistes, des médecins, des psychiatres, des psychologues, des ingénieurs, des ingénieurs et autres statisticiens, mieux à même, selon lui, de la gérer.

M.M.H.